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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 08:39

 

                                       

INTRODUCTION

 

 

LAMARTINE, 1790 / 1869 , poète, romancier, dramaturge et prosateur,  publia  les Harmonies poétiques et religieuses en 1830 – c’est un ouvrage poétique composé de 25  poèmes répartis en 3 livres. Ces pièces poétiques sont dans l’ensemble marquées par le bonheur spirituel et l’élévation vers Dieu –

Lamartine appartient au courant littéraire des Romantismes  (19° s) ; le romantisme se construit sur le rejet des contraintes esthétiques du classicisme et en réaction au rationalisme du siècle des Lumières. Il prône l'affirmation de la liberté créatrice, le règne de l'imagination et de la sensibilité (importance du « moi »).

Élu à l'Académie française en 1830, il connut un nouveau succès en publiant ses Harmonies poétiques et religieuses, oeuvre d'un lyrisme puissant (Le lyrisme est le fait d’exprimer ses sentiments et ses émotions à travers des textes), qui révélait un poète en pleine possession de son talent.

Invocation est le premier poème du livre premier : il se compose de 20 strophes  dont sont extraites ici les 8 premières, quatrains  (4 vers) en alexandrins  (8 pieds)–

Les rimes  sont croisées 2 par 2 -  (ex  aurore…jour…sonore…amour)

Plusieurs lecteurs considèrent que c'est dans Les Harmonies poétiques et religieuses que Lamartine atteint son inspiration la plus haute, et il ne fait aucun doute que peu d'œuvres littéraires françaises expriment aussi bien que ce recueil l'aspiration vers Dieu, l'abandon au divin.

 Pour le romantique Lamartine, la musique est un don divin tout comme la poésie qui chante les merveilles de la création.

 

Analyse

 

Dans ce passage, l’auteur  nous montre un hymne (chant à la gloire de…)   à la nature, un hymne à Dieu

 1 HYMNE A LA NATURE :

Omniprésente dans le poème –

 

HYMNE A LA NATURE CHANT LEXICAL DE LA NATURE ( ref à la création) :

 

C’est dans la nature et la poésie que l’âme blessée trouve un réconfort et l’espoir d’une éternité. Lamartine concentre la sensibilité de toute une époque et notamment celle de l’insatisfaction du moi face au monde: son exaltation ne trouve aucun objet à la mesure de sa soif d’absolu, de rêve, de départ. Le poète trouve dans la nature  le rêve et des moyens de s’évader que la société ne lui permet pas.

Champs lexical dans les 3 premiers vers :

 

Animaux qui chantent oiseau (musique harmonie)

Aurore (début de tout), jour, nuit ( Genèse ! il y eut un jour, il y eut une nuit…..création du jour et de la nuit)

Le ciel, les cieux (ref au mot religieux)

 végétation :forêt, bois

Les vents : zéphire (vent d’ouest), la brise, ondes

L’eau : ruisseaux, torrents, l’océan,                                 …/…

Reprise ds la strophe 3 des 3 éléments : vents, onde, bois

 

Les éléments de la nature sont ici évoqués avec une relation  à la création du monde : nature créée par Dieu qui est interpelé par 3 fois en début de vers , comme créateur vers  1,3,5– emploi  de TOI  c’est une anaphore( répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase ou de vers)

 

2 HYMNE A DIEU

Lamartine  rêve à la vie éternelle et prolonge en élévations religieuses la plupart de ses réflexions poétiques dans ces «  Harmonies ». on voit ici que s’affirme  cette foi vibrante qu’a éveillé  en lui, dès son plus jeune âge, une pieuse éducation.

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains

 

Champs lexical du sacré :

l'énonciation de Dieu vers 9 et 23 et 31 « Seigneur » qui possède une relation intime avec l'homme…emploi du TU ,  montre l’intimité  du poète avec Dieu qu’il tutoie.

 plusieurs parallélismes pour implorer Dieu :

Toi qui donnas sa voix… vers 1                                anaphore ( repetition du même mot en début de vers)

Toi qui donnas son âme…vers 3

Plus pure… plus forte… vers 11 et 12 hyperbole (exagération)

Insistance sur le TOI qui as donné une supériorité car poète élu par « tu m’as donné une 2sde voix » vers 10 (la voix du poète)

Mon Dieu (repétition hyperbole) vers 25   imploration

Ces figures de style insistent sur le « TOI » sur la supériorité donnée au poète puisque d’après lui, il est l’élu et possède une autre voix «  tu m’as donné une seconde voix »

Emploi des mots  du sacré : Ame, Grâce, barbes d’Israël, divin, prières, temple, autels

les bardes d'Israël, vers 14 fait référence aux prophètes de la Bible Jérémie, Ezéchiel et Daniel.  –

Comme dans un temple vers  20 et 21   répétition :

C’est le cœur du poète choisi lieu divin pour entendre la voix de Dieu –

Cœur / temple - c’est une métaphore (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outils de comparaison) la voix du seigneur résonne dans son cœur comme dans un temple.

3 -LA MUSIQUE DANS CE POEME

Lamartine a su conférer à ses poèmes une musicalité particulière, une harmonie fortement évocatrice, qui est considérée comme l’une des principales qualités de son oeuvre.

LA MUSIQUE

Champs  lexical :

Les mots évoquant des sons, des chants, la musique :

  • Voix /oreilles,  répétition de voix vers 2 et 3- souffle, échos, son, retentissement, langage , murmure résonne, retentir, répondre, entendre.
  • Voix,  chanter, chanter
  • vibrer,harmonie, instrument,  accords, concerts, lyre ….
  • …/..

 

Le lyrisme (les  émotions ressentis) exprimé ici  par  l’emploi de ce vocabulaire musical qui permet d’exprimer des émotions ;

 

L’emploi riche de tout ce lexique montre combien la voix de Dieu est présente chez le poète. c’est une métaphore filée (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outil de comparaison.  Une métaphore filée est développée et poursuivie sur plusieurs mots.) 

les sons, les chants, la musique : sont la voix de Dieu.

 

Au 19ème siècle, d’innombrables lecteurs ont retrouvé leurs propres états d’âme: mélancolie vague, désenchantement; et aussi exaltation, aspirations mystiques.

 

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur

 

MUSICALITE : effets  de style :

 

Allitérations :   ( répétitions d’une ou plusieurs consonnes  dans un groupe de mots (2 ou 3 mots))

  - vers 6  murmurez d’harmonieux accords ( en m)

Suggère un murmure : mmmmmmmm

  - vers 14 souffle affaibli (en f) –

Suggère un souffle :   fffff

Assonances ( répétitions  d’une ou plusieurs voyelles )

 vers 25 non, mon Dieu, non, mon Dieu, grâce à mon saint partage (en on) –

 

Emploi des pronoms personnels :

 

On trouve une autre caractéristique du registre lyrique, à savoir la création d’une intimité entre le poète/narrateur qui exprime son moi intime comme le prouvent les pronoms personnels de la première personne répandus au fil du texte et le destinataire :

Emploi du « je », du « moi »  - il interpelle aussi Dieu   « TOI » il le tutoie –          

 

 le poète dit “je” et cet usage de la première personne est pour lui l’indice de son originalité poétique. Le Moi est à la fois le sujet et l’objet  du poème .

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur :

 

Exclamations :

  • Aux ruisseaux : Murmurez d’harmonieux accords ! vers 6
    Aux torrents : Mugissez ! À la brise : Soupire !   vers7
    À l’Océan : Gémis en mourant sur tes bords ! vers 8
  • Plus forte que les vents, les ondes et les bois ! vers 12

 

…/…

 

 

 

 

  • Eh quoi ! vers 23
  • Où d’échos en échos le son roule aux autels ! vers 22
  • Que ces concerts muets qui s’élèvent en moi ! vers 28
  • Eh ! vers 31

 

Interrogations :

  • Retentiraient-ils mieux que le cœur des mortels ? vers  24
  • Eh ! qu’importe, Seigneur, la parole à ma lyre ? vers 31

 

 

L’ anaphore :

 

on trouve aussi dans le poème une figure d’insistance typique du registre lyrique : l’anaphore

 

  • debut du poéme : toi…toi…toi…
  • aux…aux                                                                        vers 6 et 7
  • plus pure que…plus forte que…                                 vers11 et 12
  • temple                                                                            vers 20 et 21
  • mon dieu, mon Dieu                                                     vers 25

 

_________________________

 

 

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains.

Ce poème est un poème typiquement romantique puisqu’il en présente tous les thèmes caractéristiques. On y trouve ainsi une expression fortement autobiographique, puisque Lamartine y est à la fois poète et narrateur, il y expose un moment réel de sa vie parle à la première personne.

Et dans ces vers l’évocation d’une grande intimité, d’une grande communion avec la nature ,tout le poème est écrit dans le registre lyrique.

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:55

UN HOMME PAISIBLE

 

Introduction :

Plume : référence à la plume, qui se laisse portée par le vent….la Plume de l’écrivain.

Plume , sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans un univers plombé. Constamment décalé, poli, serviable,  il essuie des mésaventures avec bonne humeur et fatalisme.

Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde. C’est un recueil  de 13 poèmes ;  et l’homme paisible est le 1er.

 

PLAN

 

1 Structure

2 un univers étrange et agressif

3l’humour

 

1 structure :

Poéme en prose composé de 5 paragraphes

  • Les fourmis mangent la maison
  • Disparition de la maison
  • Le train qui traverse la maison
  • Disparition  de sa femme
  • Procès

 

Succession des 5 tableaux qui crée une chronologie des évènements – cependant pas d’indication de temps entre chaque catastrophe – l’auteur suggère une augmentation dans l’échelle de l’absurdité.

 

Le schéma : »il se réveille »… « il se rendort » crée un effet de boucle qui se répète d’une manière anaphorique pour marteler l’absurdité des évènements.

 

C’est cette déstructuration de tout lien logique qui crée un univers étrange et agressif.

 

un univers étrange et agressif

 

Michaux  propose des évènements  qui font partie du quotidien. et c’est  de la  manière qu’ il les présente qu’il crée un univers étrange :

 

  • Les fourmis  mangent la maison, le vol de la maison, le train traverse la maison, le décès violent de sa femme, le procès illogique et irrationnel.

 

La réaction du personnage Plume est aussi illogique :

A chaque évènement, le personnage reste serein, imperméable à la gravité des situations des évènements successifs : Plume ne parle pas, ou si peu que cela paraît sans importance.

Lorsqu’on pense trouver un début de cohérence, le personnage se rendort :

…/…

On a donc  une inversion du rêve et de la réalité : il se réfugie dans l’endormissement pour échapper à l’absurdité  environnante. « il se rendort » (5fois)

Même la condamnation à mort prononcée par le juge est sans effet : Plume se rendort et réapparaît dans les douze récits suivants.

Les excuses de Plume et son endormissement traduisent une forme d’acceptation.

C’est un univers impalpable  où tout se désagrège  … son univers s’écroule autour de lui , tout disparaît (son environnement, sa femme) : c’est une agression violente.

 

Face  à cette agression , Plume est dans la passivité, la neutralité.

Le juge intervient pour condamner son attitude (condamnation que sa femme prononçait déjà lorsqu’elle le traitait de « fainéant »). Plume, devant la justice, s’excuse – « Je n’ai pas suivi l’affaire »  et se rendort à deux reprises, renvoyant ainsi au juge sa condamnation. Le discours du juge, légitime et interrogateur, reste sans réponse. Il devient ainsi répétitif, stérile, et perd son objet. Le sommeil de Plume et son discours fait d’excuses rendent la condamnation à mort sans objet, de même qu’ils ont refusé de faire de la mort de sa femme un événement dramatique. Le décès a perdu toute échelle d’évaluation.

 

3 l’humour :

 

Dès  la première lecture, on a une approche humoristique face à l’absurdité des évènements et la réaction de Plume :

  • La maison mangée par les fourmis
  • Le train qui traverse la maison
  • La femme éparpillée
  • La réaction de Plume face aux évènements : passivité, endormissement.
  •  

La place de l’humour  est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, et  a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations.

 

l'absence de contexte exprime un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait penser à Charlie Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en conservant  la  forme  du constat ou celui de la relation neutre d'une action banale.

 

Conclusion

 

Michaux présente un personnage décalé, évoluant dans un monde étrange et agressif auquel il reste imperméable.

…/….

 Nous sommes bien dans un poème qui   présente les caractéristiques du Surréalisme  tant dans l’absurdité,  que dans la déstructuration logique de l’esprit .

 

UN HOMME PAISIBLE

 

Etendant les mains hors du lit, Plume fut étonné de ne pas rencontrer le mur. «Tiens, pensa-t-il, les fourmis l'auront mangé... » et il se rendormit.

 

Peu après, sa femme l'attrapa et le secoua

« Regarde, dit-elle, fainéant ! Pendant que tu étais occupé à dormir, on nous a volé notre maison. » En effet, un ciel intact s'étendait de tous côtés. « Bah, la chose est faite », pensa-t-il.

 

Peu après, un bruit se fit entendre. C'était un train qui arrivait sur eux à toute allure. « De l'air pressé qu'il a, pensa-t-il, il arrivera sûrement avant nous » et il se rendormit.

Ensuite, le froid le réveilla. Il était tout trempé de sang. Quelques morceaux de sa femme gisaient près de lui. «Avec le sang, pensa-t-il, surgissent toujours quantité de désagréments ; si ce train pouvait n'être pas passé, j'en serais fort heureux. Mais puisqu'il est déjà passé... » et il se rendormit.

 

- Voyons, disait le juge, comment expliquez-vous que votre femme se soit blessée au point qu'on l'ait trouvée partagée en huit morceaux, sans que vous, qui étiez à côté, ayez pu faire un geste pour l'en empêcher, sans même vous en être aperçu. Voilà le mystère. Toute l'affaire est là-dedans.

- Sur ce chemin, je ne peux pas l'aider, pensa Plume, et il se rendormit.

- L'exécution aura lieu demain. Accusé, avez-vous quelque chose à ajouter ?

- Excusez-moi, dit-il, je n'ai pas suivi l'affaire. Et il se rendormit.

_______________________________

 

 

Le nom de Plume est le nom du personnage principal du recueil. C’est un anti-héros, l’alter-ego de l’auteur. Son caractère errant exprime le thème du voyage. Mais c’est aussi un être passif et faible, ne comprenant pas le monde qui l’entoure. Le terme « plume » renvoie tout aussi bien à la plume d’oiseau, évoquant la fragilité, la légèreté, l’envol, que la plume du stylo, symbole de l’écrivain. Ainsi, ce double sens peut s’interpréter comme la faiblesse de l’écrivain, incapable de transformer le monde, mais seulement de créer un milieu propice au vol vers un autre monde lui aussi fragile, inconstant et contradictoire. La plume est la métaphore incarnant le poète, être frêle dont l’inspiration le fait voyager.

 

L’extravagant monsieur Plume Monsieur Plume est un homme poli, serviable, mais très distrait : sa propre épouse se fait écraser par un train sans qu’il ne réagisse

 

 Plume le bien nommé, sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans cet univers plombé. Constamment décalé, poli, serviable,  il essuie les plus improbables mésaventures avec bonne humeur et fatalisme.

Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde.

 

Analyse

 Plume ne parle pas, ou si peu que cela paraît sans importance. Ses opposants ne l’entendraient pas que l’on ne s’en formaliserait guère. Son silence le place cependant dans une position radicale : l’imperméabilité à l’agression ambiante..

 L’agression :

Dans Un homme paisible, une série de catastrophes se déclenche autour de plume : « Étendant les mains hors du lit, Plume fut étonné de ne pas rencontrer le mur », « Peu après, un bruit se fit entendre. C’était un train qui arrivait sur eux à toute allure », « Ensuite, le froid le réveilla. Il était tout trempé de sang. Quelques morceaux de sa femme gisaient près de lui. » . Cependant, Plume se tient à l’écart du récit qui est fait. Il répond à ces agressions par l’endormissement.

 L’anaphore « Et il se rendormit » conclut chaque paragraphe du récit.

 Les reproches et les demandes d’éclaircissement s’abattent :

Voyons, disait le juge, comment expliquez-vous que votre femme se soit blessée au point qu’on l’ait trouvée partagée en huit morceaux, sans que vous, qui étiez à côté, ayez pu faire un geste pour l’en empêcher, sans même vous en être aperçu.

mais l’agression ne parvient pas à faire de Plume un coupable.

Même la condamnation à mort prononcée par le juge est sans effet : Plume se rendort et réapparaît dans les douze récits suivants.

Les stratégies répétitives  échouent devant l’acceptation de Plume. (parallèle avec Plume voyage)

 les seules paroles que prononce Plume sont des excuses ou des formules de politesse : « Excusez-moi, dit-il, je n’ai pas suivi l’affaire. (même chose pour Plume voyage)

 Elles sont synonymes d’acceptation.

Les violences que subit Plume deviennent des évidences. L’excuse en effet n’appelle pas à d’autres développements, n’autorise pas d’autres énoncés en réponse. Seul un nouveau refus peut être fait à Plume, mais celui-ci s’épuise comme le précédent. Parole de clôture et de retrait, l’excuse, dans l’imperméabilité à l’agression qui est celle de Plume, n’offre aucune assise au développement de l’agression. Le récit est désamorcé : « Excusez-moi, dit-il, je n’ai pas suivi l’affaire. »

Appuyant le rôle de l’excuse, une forme particulière de narration a lieu, visible dans l’ellipse (les endormissements de Plume sont  des ellipses narratives) (procédé grammatical qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci. )et des anaphores qui rythmes le poème « et il se rendormit ».

 Affaiblissement des liens de causalité, puisque aucun lien logique ne s’inscrit entre les agressions dont Plume est victime. Plume n’étant au début de chaque récit qu’un signifiant, il ne peut être investi d’un rôle de coupable.

 L’agression ne se justifie pas, et se tient dans un discours de négation : le texte se développe dans le refus fait à Plume d’être autre chose qu’un coupable. La seule causalité qui puisse s’inscrire est frappée du sceau du prétexte.

Affaiblissement des liens de la temporalité : Si Un homme paisible suit un développement chronologique, les ellipses empêchent d’accorder du poids aux condamnations que subit Plume.

Ces divers éléments de rupture privent les discours agresseurs d’une assise. L’agression devient une forme creuse, répétitive. Elle se fige dans un refus qui a perdu toute force à partir du moment où il a été accepté comme une manifestation du bon sens. En somme, l’excuse fait de l’agression un « stéréotype ».

L’agression exprime donc un bon sens, dans une forme attendue, qui ne se connaît pas et que Plume dévoile. L’enjeu de ce texte devient la forme de l’agression. Prenons comme exemple Un homme paisible.

 À première vue, Plume, se tenant dans l’inaction, est le responsable de la désagrégation de son confort : il laisse la maison s’écrouler, sa femme se réduire en morceaux. Le juge intervient pour condamner son attitude (condamnation que sa femme prononçait déjà lorsqu’elle le traitait de « fainéant »). Plume, devant la justice, s’excuse – « Je n’ai pas suivi l’affaire »  et se rendort à deux reprises, renvoyant ainsi au juge sa condamnation. Le discours du juge, légitime et interrogateur, reste sans réponse. Il devient ainsi répétitif, stérile, et perd son objet. Le sommeil de Plume et son discours fait d’excuses rendent la condamnation à mort sans objet, de même qu’ils ont refusé de faire de la mort de sa femme un événement dramatique. Le décès a perdu toute échelle d’évaluation, il n’est plus une douleur, il n’est pas plus une joie, il n’est qu’un simple ressort de l’action, conduisant à la condamnation par le juge.

Parce que Plume ne s’associe pas à la perte de sa maison et de sa femme, une première lecture peut faire de lui une dénonciation des valeurs familiales. En chargeant ainsi de valeurs anti-bourgeoises l’espace qu’ouvre Plume, on prolonge le discours de la femme ou du juge, en l’enfermant dans le rôle de fainéant et de coupable. Or l’effet que produit l’imperméabilité de Plume est justement de le désolidariser de ces discours.

L’ humour :

La première défaite que subit le confort bourgeois dans ce texte provient de l’agression. Celle-ci prend des contours humoristiques (les fourmis mangent les murs, les trains passent au travers des maisons) pour attaquer le cocon familial. Dès lors ces violences ne doivent plus être prises au sérieux. Le comique de situation provoque chez le lecteur une réévaluation.. L’agression ne se jauge plus sur une échelle « bien/mal » ou « supportable/insupportable ».

Elle n’est plus agressive au sens moral du terme, puisqu’elle ne produit pas de douleur, d’affliction, ni même de mort : la femme de Plume revient le gourmander dans un autre texte. (Texte VII )Plume n’a donc pas à s’en faire. Plume n’est pas coupable : renoncement  aux axiologies bourgeoises.

La place de l’humour  est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, entre l’indécision du sens et son déterminisme, et a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations. L’agression, dès qu’elle se présente à Plume, contient sa défaite dans son expression même. Plume est le miroir de cette défaite, reflète ce langage voulant imposer un sens mais déjà poreux, ouvert aux multiples du sens.

C’est ce qui est ressenti dans tout le recueil.

l'absence de contexte et l'aspect élémentaire de Plume laisse à penser qu'il est peut-être responsable, et exprime aussi l'humour, un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait songer à Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en gardant  le style du constat ou celui de la relation neutre du fait banal. On peut penser au style de Camus dans l'Etranger.

 

Conclusion : poème surréaliste et ludique. Il pratique l'humour noir. On a des absurdités tragiques de la condition humaine qui nous font rire À travers les jeux de mots et la fantaisie, Michaux explore son inconscient. Poète n'utilise pas de "je" (pas de lyrisme) et se représente comme un personnage ridicule.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:11

PLUME VOYAGE

A travers le thème du voyage, Michaux redéfinit l’esthétique poétique et la notion même d’histoire et de personnage. 
Ceci n’est pas sans rappeler La Métamorphose de Kafka, une oeuvre dans laquelle le jeune Grégor Samsa, excédé par les contraintes sociales se voit transformé en cafard, reniant ainsi son « humanité », de façon toute aussi absurde et inattendue.

Plume ne peut pas dire qu'on ait excessivement d'égards pour lui en voyage. Les uns lui passent dessus sans crier gare, les autres s'essuient tranquillement les mains à son veston. Il a fini par s'habituer. Il aime mieux voyager avec modestie. Tant que ce sera possible il le fera.
Si
on lui sert, hargneux, une racine dans son assiette, une grosse racine : "allons, mangez. Qu'est-ce   que vous attendez ?"
"Oh, bien, tout de suite, voilà." Il ne veut pas s'attirer des histoires inutilement.
Et si, la nuit,
on lui refuse un lit : "Quoi ! Vous n'êtes pas venu de si loin pour dormir, non ? Allons, prenez votre malle et vos affaires, c'est le moment de la journée où l'on marche le plus facilement."
"Bien, bien, oui, certainement. C'était pour rire, naturellement. Oh oui, par… plaisanterie."
Et il repart dans la nuit obscure.
Et si
on le jette hors du train : "Ah ! Alors vous pensez qu'on a chauffé depuis trois heures cette locomotive et attelé huit voitures pour transporter un jeune homme de votre âge, en parfaite santé, qui peut parfaitement être utile ici, qui n'a nul besoin de s'en aller là-bas, et que c'est pour ça qu'on aurait creusé des tunnels, fait sauter des tonnes de rochers à la dynamite et posé des centaines de kilomètres de rails par tous les temps, sans compter qu'il faut encore surveiller la ligne continuellement par crainte des sabotages, et tout cela pour…"
"Bien, bien. Je comprends parfaitement. J'étais monté, oh, pour jeter un coup d'œil ! Maintenant, c'est tout. Simple curiosité, n'est-ce pas. Et merci mille fois." Et il s'en retourne sur les chemins avec ses bagages.
Et si à Rome, il demande à voir le Colisée : "Ah non. Ecoutez, il est déjà assez mal arrangé. Et puis Monsieur voudra le toucher, s'appuyer dessus, ou s'y asseoir…C'est comme ça qu'il ne reste que des ruines partout. Ce fut une leçon pour nous, une dure leçon, mais à l'avenir, non, c'est fini, n'est-ce pas."
Bien ! Bien ! C'était…Je voulais seulement vous demander une carte postale, une photo, peut-être…si des fois…" Et il quitte la ville sans avoir rien vu.(…)
Mais il ne dit rien, il ne se plaint pas. Il songe aux malheureux qui ne peuvent pas voyager du tout, tandis que lui, il voyage, il voyage continuellement.

____________________


 

Agresssion des personnages, complaisance de Plume :

Manque d'hospitalité des personnages

Les personnages sont identifiés par « les uns » « les autres » et l’emploi de l’indéfini « on »

Les uns lui passent dessus sans crier gare, les autres s'essuient tranquillement les mains à son veston

image d'une action violente face a son voyage: "on le jette hors du train"
- répétition de l'expression "Et si", montre l'accumulation d'exemples
- accueil rude, "hargneux". 

- la diction forte de l'expression "hargneux " montre le début d'une conversation désagréable, ou l'autre parti n'est pas du même cote que Plume.
Ensuite, le personnage en question dit "Allons, mangez. Qu'est ce que vous attendez?" Ici, bien que le personnage veuille bien nourrir Plume, il le fait d'une façon peu hospitalière.
- rejet complet de Plume, démontre la méchanceté de certains personnages que celui-ci rencontre en voyage : "on le jette hors tu train"
- QUATRE exemples, comme dans un essai essayant de prouver quelque chose.
"Si" (v.4) le restaurateur, "Et si" (v.7) le logeur …ou l’hôtelier , "Et si" (v.11)  les gens du train «  et si… » (vers 19) les italiens ….et si le bateau

Cette série de séquences narratives, introduites par une proposition conditionnelle – « Si on lui sert, hargneux, une racine dans son assiette », « Et si la nuit on lui refuse un lit » –, ont pour but unique de mettre Plume dans son tort, de l’arrêter (moins au sens policier que dans la volonté de mettre fin à son voyage continuel). Les stratégies répétitives des autres échouent devant l’acceptation de Plume.

 

le seul personnage qui a un prénom est Plume. Cela souligne l'  universalité de ce poème, car les remarques faites peuvent appliquer a n'importe qui.

 C’est un anti-héros, l’alter-ego de l’auteur. Son caractère errant exprime le thème du voyage. Mais c’est aussi un être passif et faible, ne comprenant pas le monde qui l’entoure. Le terme « plume » renvoie tout aussi bien à la plume d’oiseau, évoquant la fragilité, la légèreté, l’envol, que la plume du stylo, symbole de l’écrivain  Le prénom de Plume marque  l'universalité de ce concept

 

Plume prend une attitude complaisante par rapport à l'attitude négative de ceux qu'il rencontre: 
"Bien, bien"  (vers 6, 17, 23)

contraste entre les "malheureux" qui ne peuvent pas voyager, et Plume, qui voyage continuellement. Ici, Plume ne veut pas sembler ingrat et tolère les contraintes. « il voyage, il voyage »
- Plume est de nature complaisante, ce qui nous est montré tout au long du poème, a travers ce champ lexical: "habituer", "ne veut pas s'attirer d'histoires", "ne dit rien", "ne se plaint pas", "je comprends" (etc).

il a un privilège….lui il voyage …alors pour cela il peut accepter toutes les brimades.
 

 

la poésie à travers la prose : esthétique poétique

Bien que ce soit un poème, "Plume voyage" ne comporte pas de rimes, ni de structure en forme de strophes.
anaphores :  4 fois et si….mots qui rythment  le poème en citant des exemples 

et la reprise de et bien…bien., bien…bien, bien. Soumission de Plume.

Cette forme est conjointe à un affaiblissement des liens de causalité et de temporalité. De causalité, puisque aucun lien logique ne s’inscrit entre les agressions dont Plume est victime. Plume n’étant au début de chaque récit qu’un signifiant, il ne peut être investi d’un rôle de coupable. L’agression ne se justifie pas, et se tient dans un discours de négation : le texte se développe dans le refus fait à Plume d’être autre chose qu’un coupable. La seule causalité qui puisse s’inscrire est frappée du sceau du prétexte De même de la temporalité,  l’ordre d’apparition des situations (le dîner, la nuit, le voyage en train, la visite, le voyage) n’est décidé par aucun rapport d’antécédence.

Quelques figures de style enrichissent ce texte poétique.
 paronymie (rapport lexical entre deux mots dont les sens sont différents mais dont la graphie ou la prononciation sont fort proches, de sorte qu'ils peuvent être confondus ): "égards" et "gare
" ces deux mots ont un sens oppose, mais sont similaires en sonorité. Cela montre un fort contraste présent dès le début du poème.

 manque d'hospitalité des personnages, et malgré cela, il y a un champs lexical du départ
: "repart", "s'en retourne", "voyage"
agression contre le voyageur qui ne voit pas le travail fourni pour créer les moyens de transports comme mode de voyage pour des personnes comme Plume, qui voyagent pour le plaisir, et met cela en valeur en créant une accumulation "chauffé", "attelé", "creusé", "fait sauter" (etc).
 

PLACE DE  L’HUMOUR

La place de l’humour dans les textes du recueil est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, entre l’indécision du sens et son déterminisme, et a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations.. L’agression, dès qu’elle se présente à Plume, contient sa défaite dans son expression même. Plume est le miroir de cette défaite

Cependant l'absence de contexte et l'aspect élémentaire de Plume laisse à penser qu'il est peut-être responsable, et exprime aussi, un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait songer à Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en gardant  le style du constat ou celui de la relation neutre du fait banal. On peut penser au style de Camus dans l'Etranger.

 

 

Derrière l'humour teinté de surréalisme, derrière la drôlerie et la poésie de ces histoires, se dessine un contour plus tragique de l'œuvre. Plume, frère imaginaire que s'est inventé Michaux et à qui il envie son inconséquence, a trouvé comment résister à la lourdeur de la condition humaine : s'en distancier, s'en abstraire, une fois pour toutes. Frivole ou sage, Plume ? Que celui qui n'a jamais rêvé conserver en lui une part irréductible d'enfance, jette la première pierre.

À travers les aventures à la fois plaisantes et amères dont il est le héros, Plume est bien ce que les Histoires de la littérature appellent un « type » : un homme dans l'embarras, singulièrement, toujours malmené et mal reçu, parce qu'inadapté aux exigences sociales. C'est le « coupable-né », celui qui, en toutes circonstances, « n'a pas suivi l'affaire » et se refuse à la suivre. 
Un "anti-personnage" dont la redéfinition mène à celle du genre poétique entier.

L’extravagant monsieur Plume Monsieur Plume est un homme poli, serviable, mais très distrait : sa propre épouse se fait écraser par un train sans qu’il ne réagisse ; par mégarde, il se retrouve même à marcher au plafond... Plume le bien nommé, sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans cet univers plombé. Constamment décalé, il essuie les plus improbables mésaventures avec bonne humeur et fatalisme. Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 09:40

AUX FEUILLANTINES (Première partie de texte)

"Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait : Jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et, là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible."

Temps des jeux et de l’insouciance

Champs lexical de l’enfance :

Frères et moi – tout enfants –vers 1 – enfants v 22 - l’aîné , le plus petit vers 4 – manger de bon appétit vers 5 – elles riaient vers6 / 23 – jouer : employer plusieurs fois vers 2 / 7/ 8 / 18 – s’étonnent joyeux vers 23

Mise en œuvre poétique :

Avec un enjambement vers2/3 pour insister sur l’interdit de la mère : mais je défends qu’on marche.

Vers 8/9 insiste sur l’endroit

Hémistiches

Vers2 : notre…disait/ jouez…….défends

Vers4 : Abel…aîné/j’étais…petit

Vers 6 : mise en valeur de riaient

Vers18 : qu’oubliant...jouer/ nous…lire

Vers21 : et…charmés/ le soir….relûmes

Vers 23 : s’appellent...riant /et…joyeux

assonances vers 1 : nous …tout…enfants

AUX FEUILLANTINES (deuxième parie de texte)

"Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! Quel bonheur ! Quel délire !

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et, dès le premier mot, il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes."

-Découverte de la Bible ;

Champs lexical religieux

La Bible –ce vieux livre – ce livre noir -Oiseau des cieux (métaphore)

: objet mystérieux donc fascinant

-odeur d’encensoir – estampes-

-Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain*

Joseph : époux de Marie

Ruth : Il s'agit de Ruth la Moabite qu'Hugo

Booz : référence au poème « Booz l’endomi’ légendes des sciècles –

« Aux feuillantines » est le x° poème du livre V (en marche) des contemplations (composé de 158 poèmes rassemblés en sept livres dont un est un livre entier) – En marche, Le 5ème livre est celui de l'énergie retrouvée où le poète expatrié (Guernesey) va chercher de nouvelles raisons de vivre dans la méditation.

Victor Hugo dans ce poème parle d 'un temps où il était jeune, très jeune même il insiste : nous étions tout enfants...j'étais le plus petit.
Il évoque le temps des jeux et de l'insouciance dans les trois premières strophes et de façon générale.
Puis plus précisément dans la seconde partie du poème, il évoque la découverte émerveillée d'un livre, et pas n'importe quel livre. Un livre qui le fascinera toute sa vie et qui nourrira souvent son inspiration de poète.

Il s’agit de 8 tercets en Alexandrin avec des rimes :

Plates pour tous les 2 premiers vers des tercets : entants…défends / petit….appétit etc

Embrassées pour les 3èmes vers de tous les tercets . échelles….elles / inaccessible….bible

Le tercet se termine ainsi en rappelle de celui qui précède.

ANALYSE

I – Temps des jeux et de l'insouciance

Dans les 3 premières Il évoque le temps des jeux et de l'insouciance et de façon générale.

Le bonheur et cette insouciance par l’emploi d’un vocabulaire lié à l’enfance avec la mise en œuvre poétique et idéalisée des souvenirs d’enfance :

Le beau jardin du couvent, abandonné, redevenu sauvage (rappel du paradis), fut pour Victor, son frère, ses camarades d’alors, un merveilleux cadre de jeux

Champs lexical de l’enfance :

Frères et moi – tout enfants vers 1 – enfants v 22 - l’aîné , le plus petit vers 4 – manger de bon appétit vers 5 – elles riaient vers6 / 23 – jouer : employer plusieurs fois vers 2 / 7/ 8 / 18 – s’étonnent joyeux vers 23

la mise en œuvre poétique

Enjambements

vers2/3 pour insister sur l’interdit de la mère : mais je défends qu’on marche.

Vers 8/9 : où regardons-nous ?

Hémistiches (coupures au milieu du vers)

Vers4 : Abel…aîné/j’étais…petit

Vers2 : notre…disait/ jouez…….défends Ces coupures en 2 hémistiches des alexandrins

Vers 6 : mise en valeur de riaient soulignent en valeur

Vers18 : qu’oubliant...jouer/ nous…lire

Vers21 : et…charmés/ le soir….relûmes

Vers 23 : s’appellent...riant /et…joyeux

assonances vers 1 : nous …tout…enfants mêmes sons

II -La découverte de la BIBLE, réservoir de belles histoires

Un livre qui le fascinera toute sa vie et qui nourrira souvent son inspiration de poète.

Champs lexical :

La Bible –ce vieux livre – ce livre noir : objet mystérieux donc fascinant

odeur d’encensoir – estampes- oiseau des cieux (métaphore)

*Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain : personnages bibliques.

Joseph : époux de Marie

Ruth : Il s'agit de Ruth la Moabite qu'Hugo a magnifiée plus tard dans "Booz endormi » légende des sciècles ; (est basé sur le récit biblique du livre de Ruth)

Booz : référence au poème « Booz l’endomi’ légendes des sciècles de V Hugo -

Emotions poétiques éveillées chez les enfants par cette découverte et la lecture du livre :

-odorat : odeur encensoir

-la vue : les estampes(images bibliques)

-toucher : doux ;

Impressions dégagées par la découvertes de la Bible

« bonheur », « délire », « doux », « charmés », « riant », « s’étonnent », « joyeux », « douceur «

Ponctuation : les !

Métaphore : comparaison de la Bible ç un oiseaux des cieux

Quelques axes possibles :
1. L'attrait du fruit défendu et l'atmosphère religieuse
2. La Bible un réservoir inépuisable de belles histoires
3. La mise en œuvre poétique et idéalisée de souvenirs d'enfance

aa c'est rimes suivies (ou plates)
et bccb c'est rimes embrassées

Enjambement :
(masculin) Dans un poème, un enjambement est le rejet au vers suivant d'un ou plusieurs mots

nécessaires au sens du premier vers.
Vers 2/3 : mise en valeur des interdictions.
Vers 5/6 : mise en valeur de riaient
Vers 8/9 : mise en valeur de "livre inaccessible" inversion u sujet
Vers 17/18 : mise en valeur de "nous nous mîmes à lire" fin de vers
Vers 22/23/24 : mise en valeur de la comparaison entre la Bible et un oiseau céleste → fascination des enfants

Métaphores

  1. Compréhension [20 min]
    1. Comment est nommée la Bible ? « un livre inaccessible », « ce livre noir », « ce vieux livre » = objet mystérieux donc fascinant.
    2. Quels sens la découverte du livre éveille-t-elle chez les enfants dans les strophes 5 et 6 ? l’odorat (« encensoir »), la vue (« estampes ») et le toucher (« doux »).
    3. Quelles impressions se dégagent de cette découverte ? Relevez les mots et la ponctuation.» et les points d’exclamation.
    4. La dernière strophe commence par « Tels des enfants… ». Par quel mot peut-on remplacer « tels » ? Quel procédé d’écriture cela introduit-il ? « Comme » : c’est une comparaison entre la Bible et un oiseau.

Correction.

4 sizains24 vers au total distribués en huit tercets

(assonances*) : « La ... //nousétionstout enfants» (Hugo,« Aux Feuillantines»,Les Contemplations) ...

Maison habitée par Madame Hugo et ses fils Victor et Eugène pendant une partie de l'enfance de ceux-ci (juin 1809 - mars 1811 et avril 1812 - décembre 1813). La maison faisait partie d'un couvent fondé en 1622 par Anne d'Autriche, supprimé à la Révolution et vendu à un acheteur qui la divisa en logements qu'il loua

; on peut dire que Hugo y découvrit une nature sauvage, pleine de mystères, cela au sommet du Quartier Latin, à deux pas du Panthéon.

Analyse et critique de la poèsie "Aux Feuillantines" de Victor Hugo
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 14:50
Festival Photo La Gacilly juin-septembre 2015

Créé il y a 12 ans, le Festival Photo Peuples et Nature de La Gacilly est le plus grand Festival Photo en plein air de France. Plus de 600 photographies aux dimensions conséquentes, sont exposées aux yeux des promeneurs dans les rues, les venelles, mais aussi dans les jardins.

Festival Photo La Gacilly juin-septembre 2015

Photo de PAOLO VENTURA : "Histoires sans paroles"

Fils d’un illustrateur, Paolo Ventura est né en 1968 à Milan et a été bercée par les croquis et les histoires de son père. Cet émerveillement et cette passion enfantine font partie intégrante de son travail de mise en scène narrative où l’on peut voir des images d’artistes de rues, de théâtres et aussi de cinémas, qui n'est pas sans rappeler le travail de composition de certains tableaux de Toulouse-Lautrec. Tout commence en inventant une histoire, ensuite il passe à une première esquisse sur papier pour finalement donner le tout en forme 3d : il ne reste plus qu'à prendre l'ensemble en photo.

Les scènes de Paolo Ventura sont teintés de nostalgie et rappellent des instants quotidiens du passé de l’Italie –les murs délavés des immeubles en stucco, les rues pavées– mais sont pourvues toutes d'un ingrédient du genre de l’étrange ou du fantastique qui font écho à son enfance : une imagination abondante pour celui qui croit que le monde réel semble toujours un peu trop gris. PAOLO VENTURA

Festival Photo La Gacilly juin-septembre 2015

Le fait que cette exposition de qualité soit en plein air, cela permet à un grand nombre de personnes de pouvoir profiter gratuitement de celle-ci. Les rues de la Gacilly deviennent alors un lieu public où toutes générations confondues, en s’y promenant, peuvent ainsi s’informer, s’étonner, s’émerveiller, mais aussi se remémorer et peuvent aussi débattre et échanger à partir de toutes ces photos.

Festival Photo La Gacilly juin-septembre 2015

Ce festival a pour but d'attiser, de susciter la curiosité, l'émerveillement, mais aussi la conscience de chacun et même certaines interrogations.

On lui souhaite autant de succès que l'année précédente et on espère qu'il sera à nouveau prolongé jusqu'au mois de novembre car la lumière change à différente période de la journée mais également de l'année et notre regard pourrait encore les contempler d'une autre manière!

Festival Photo La Gacilly juin-septembre 2015
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 10:17

Conquistador est une chanson sur le désir de liberté, écrite par Joseph Ugolini et composé par Dumè lui-même, de son vrai nom Dominique Mattei.

Paroles de Conquistador - Dumè

Découvrir le monde

Changer d’hémisphère

Si la Terre est ronde

On recommence à l’envers.

La vie carnaval

Plus d’itinéraire

Ni point cardinal

Pourvu qu’on puisse voir la mer

On se libère…

 

 

Refrain :

On met les voiles

Être quelqu’un d’original

On se verrait bien

Conquistador

Conquistador

 

 

La vie à plein bords

Sans se retourner

Qu’il nous reste encore

Un sentiment de liberté

De liberté…

 

 

Refrain :

On met les voiles

Être quelqu’un d’original

On se verrait bien

Conquistador

Conquistador

 

 

On met les voiles

On se décroche

On suit les étoiles

On se rapproche de l’essentiel,

De l’essentiel

Quelque part, respirer

Une histoire, voyager

Au hasard ou au gré du bleu

 

Refrain :

On met les voiles

Être quelqu’un d’original

On se verrait bien

Conquistador

Conquistador

On met les voiles

On se décroche

On suit les étoiles

On se rapproche de l’essentiel,

De l’essentiel

 

 

 

Dominique Mattei (basse, guitare acoustique, guitare électrique,

programmation, choeurs), Mathieu Daquin (programmation, claviers).

 

Bonne écoute....

Paroles de Conquistador - Dumè
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 10:00
Regard de femme. De gauche à droite : Sharbat Gula Afghane aux yeux vert réfugiées dans un camp au Pakistan en 1984 - Femme Tibétaine en 2001 - Afghane in Ghazni en 1990 - Au Tibet, lors d'un festival en 1999

Regard de femme. De gauche à droite : Sharbat Gula Afghane aux yeux vert réfugiées dans un camp au Pakistan en 1984 - Femme Tibétaine en 2001 - Afghane in Ghazni en 1990 - Au Tibet, lors d'un festival en 1999

 

 

Créé il y a 10 ans, le Festival Photo Peuples et Nature de La Gacilly est le plus grand Festival Photo en plein air de France. Plus de 600 photographies aux dimensions conséquentes, sont exposées aux yeux des promeneurs dans les rues, les venelles, mais aussi dans les jardins.

Contraste saisissant entre deux époques... Photographie prise face au Taj Mahal, Ingra, Inde, 1983

Contraste saisissant entre deux époques... Photographie prise face au Taj Mahal, Ingra, Inde, 1983

Le fait que cette exposition de qualité soit en plein air, cela permet à un grand nombre de personnes de pouvoir profiter gratuitement de celle-ci. Les rues de la Gacilly deviennent alors un lieu public où toutes générations confondues, en s’y promenant, peuvent ainsi s’informer, s’étonner, s’émerveiller, mais aussi se remémorer et peuvent aussi débattre et échanger à partir de toutes ces photos.

Cette Photo a été prise en 1904....110 ans plus tard au même endroit, une photo semblable a été prise sans que l'on puisse retrouver l'endroit; car celui-ci a disparu...Voici cette photo

Cette Photo a été prise en 1904....110 ans plus tard au même endroit, une photo semblable a été prise sans que l'on puisse retrouver l'endroit; car celui-ci a disparu...Voici cette photo

Festival photo La Gacilly juin-septembre 2014

Ce Festival a pour but d’attiser, de susciter la curiosité, l’émerveillement, mais aussi la conscience de chacun et même certaines interrogations.

Festival photo La Gacilly juin-septembre 2014
Pablo Picasso et Françoise Gilot avec son neveu Javier Vilato, sur la plage de Golfe-Juan en août 1948

Pablo Picasso et Françoise Gilot avec son neveu Javier Vilato, sur la plage de Golfe-Juan en août 1948

Festival photo La Gacilly juin-septembre 2014
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:01

"Grand bien nous fasse" écrite et composée par Christophe Cirillo

 

 

Sur le palier, dans une impasse,

On a fini par s'éloigner.

 

A corps perdu,

On a jamais su

Jamais pu se retrouver.

 

Premier kiss cool,

Premier baiser,

Mais il n'y a pas eu le deuxième effet.

 

Fallait dire stop,

avant la casse,

Fuir les p'tits cons, salauds, pétasses.

 

 

Grand bien nous fasse

Mon bel Amour

De vivre seulement

côté cour

Pas dans la boue,

Ou la mélasse,

Aveugle et sourd,

Et puis j'en passe

Et puis j'en passe.

 

 

On s'est laissé comme un tatouage

Ces souvenirs indélébiles.

 

La traversée seul à la nage

Mon dieu, mon dieu, c'est difficile !

 

Tu savais toi qu'on finirait du plomb dans l'aile et dans le cœur

Comme deux cons de citron pressé, dans les choux ou dans les pleurs !

 

 

Grand bien nous fasse

Mon tendre Amour

Suivons la trace des premiers jours

De ton corps signé en face

De ton corps signé d'amour,

Signé d'amour.

 

Grand bien nous fasse

Mmon pauvre Amour

De trouver une issue de secours

Ayons le courage et l'audace

De voyager en première classe,

En première classe

 

 

Fallait dire stop

Aux débris

Aux déboires

Avant de boire la tasse !

Fallait dire stop

Aux promesses dans le noir

la soupe à la grimace

 

 

Grand bien nous fasse

Mon bel Amour

D'aller marcher

De faire un tour

De continuer à jouer en passe

 D'essayer de briser la glace,

Briser la glace

 

Grand nous fasse

Mon cher Amour

De ne pas rester,

le soufle court

On aurait dû

Se faire une place

Avant, avant que nos guerres lassent

 

 

Grand bien nous fasse

Mon bel Amour

De vivre seulement côté cour

Pas dans la boue

Ou la mélasse

Aveugle et sourd

Et puis j'en passe

Et puis j'en passe

 

Grand bien nous fasse

Mon cher Amour

De vivre seulement côté cour

 

Grand bien nous fasse

Mon bel Amour

Grand bien nous fasse

Mon cher Amour

Grand bien nous fasse

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 14:11

 

 

Pour marquer les vingt ans du Sidaction, Pascal Obispo réunit humoristes, journalistes, acteurs, chanteurs… plus de 120 personnalités qui se mobilisent pour interpréter la nouvelle chanson Kiss and Love.

 

 

Quoi de plus normal d’y voir débuter Line Renaud avec Pascal Obispo cette chanson en nous disant Te souviens-tu un soir d'un baiser sur la bouche, gravé dans nos mémoires qui a changé l'histoire, repris par une génération naissante et déjà très populaire comme MPokora, Tal, Maitre Gims, Louis Delort, Florent Mothe, Dumè…mais également des personnalités de la télévision comme Laurent Ruquier, Cyril Hanouna, Arthur… ainsi que des célèbres humoristes comme Muriel Robin, Kev’Adams, Florence Foresti…Une longue liste de personnalité dans laquelle pascal Obispo n’hésite pas à mettre ses musiciens dans le clip avec leur compagne respective s’embrassant !

 

Quinze ans après "Sa raison d'être", dont Pascal Obispo était déjà l’auteur, il choisit cette fois-ci d’aller plus loin avec la sortie d’un album dont les bénéfices seront intégralement reversés à l’association.

 

Sa sortie est prévue courant novembre ; en attendant voici les paroles du refrain :

 

 

D'un peu de soi,

D'un pas vers l'autre,

C’est la seule voie,

Kiss and love

Que l’on se doit,

Qui est la nôtre,

C’est la seule voie,

Kiss and love

Face à l’effroi,

Face à l’effroi,

Fais quelque chose

Oh-oh

20 ans déjà

Kiss and Love

Nous étions là

Pour la même cause

C’est la seule voie,

Kiss and Love

 

 

                                                      Le combat continue….

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:39

La pièce de théâtre le diable rouge a été créée et mise en scène en 2008. Le choix des comédiens pour chaque rôle est judicieux. Il s'agit de l'histoire de Mazarin en fin de vie qui essaie de faire la paix avec l'Espagne. Une leçon de politique qui ressemble à l'actualité.

 

 

 

 

La fiche technique de la pièce le diable rouge

 

La pièce de théâtre le diable rouge a été écrite par Antoine Rault et mise en scène au théâtre Montparnasse par Christophe Lidon en 2008 ; elle a reçu sept nominations aux Molière en 2009. Un casting de comédiens d’exception pour cette pièce avec :

  • Dans le rôle de Jules Mazarin : Claude Rich.

  • Dans le rôle d’Anne d’Autriche : Geneviève Casile à Paris puis Béatrice Agenin lors de la tournée en France.

  • Dans le rôle de Louis XIV : Adrien Melin.

  • Dans le rôle de Colbert : Bernard Malaka.

  • Dans le rôle de Marie Mancini : Alexandra Ansidei.

  • Dans le rôle de Bernouin : Denis Berner.

     

    L'histoire

     

    La pièce relate la fin de vie du principal ministre de Louis XIV, tout jeune, qui n’est autre que le cardinal Mazarin dont celui -ci achève son éducation. La France est en guerre contre l’Espagne depuis trente ans et cela a affaibli les finances du royaume.

    Le cardinal, avec l’aide de son valet Bernouin, désire finir sa vie sur une note positive avec la signature pour la paix entre les deux pays. Louis XIV est épris de la nièce de Mazarin et souhaite l’épouser, mais ce mariage n’est pas le meilleur choix à faire pour les affaires du pays.

    Anne d’Autriche, sa reine-mère, fera tout pour décider le roi à épouser l’infante d’Espagne pour aboutir à la paix entre les deux pays. Pendant ce temps, Colbert prépare son arrivée à la surintendance des finances dès le décès du cardinal.

     

    Une pièce mémorable

     

    Le texte de cette pièce est bien écrit, bien ciselé, aux résonances étrangement actuelles sur la politique et le pouvoir. Une scène politique où nous sommes témoins qui mêle affaires publiques, vie privée et les jeux du pouvoir.

    Tout cela est bien présenté par les personnages, leurs calculs mais aussi leurs rivalités. La pièce se joue sur une pointe d’humour due aux répliques mais aussi à l’interprétation du rôle de Mazarin accompagné d’un Colbert percutant. On est plongé directement dans le grand siècle grâce aux décors et aux costumes.

    Une pièce sur la satire politique à voir tant par son sujet que par les décors et les costumes, que par le jeu des comédiens qui reste inoubliable. Une leçon de politique où l’on peut voir des extraits sur le site Youtube.com. Une pièce qui n’a pas fini de parler d’elle.

     

    Le DVD

     

    Laissez- vous glisser dans l’ombre de ce grand moment de théâtre qui fait également ses effets en DVD ! Une pièce de théâtre qui aurait mérité même de passer à la télévision pour toutes ses qualités ; à défaut, le DVD ne restera guère longtemps rangé dans son boitier… Un vrai délice !

Critique de la pièce de théâtre Le Diable Rouge
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