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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 08:39

 

                                       

INTRODUCTION

 

 

LAMARTINE, 1790 / 1869 , poète, romancier, dramaturge et prosateur,  publia  les Harmonies poétiques et religieuses en 1830 – c’est un ouvrage poétique composé de 25  poèmes répartis en 3 livres. Ces pièces poétiques sont dans l’ensemble marquées par le bonheur spirituel et l’élévation vers Dieu –

Lamartine appartient au courant littéraire des Romantismes  (19° s) ; le romantisme se construit sur le rejet des contraintes esthétiques du classicisme et en réaction au rationalisme du siècle des Lumières. Il prône l'affirmation de la liberté créatrice, le règne de l'imagination et de la sensibilité (importance du « moi »).

Élu à l'Académie française en 1830, il connut un nouveau succès en publiant ses Harmonies poétiques et religieuses, oeuvre d'un lyrisme puissant (Le lyrisme est le fait d’exprimer ses sentiments et ses émotions à travers des textes), qui révélait un poète en pleine possession de son talent.

Invocation est le premier poème du livre premier : il se compose de 20 strophes  dont sont extraites ici les 8 premières, quatrains  (4 vers) en alexandrins  (8 pieds)–

Les rimes  sont croisées 2 par 2 -  (ex  aurore…jour…sonore…amour)

Plusieurs lecteurs considèrent que c'est dans Les Harmonies poétiques et religieuses que Lamartine atteint son inspiration la plus haute, et il ne fait aucun doute que peu d'œuvres littéraires françaises expriment aussi bien que ce recueil l'aspiration vers Dieu, l'abandon au divin.

 Pour le romantique Lamartine, la musique est un don divin tout comme la poésie qui chante les merveilles de la création.

 

Analyse

 

Dans ce passage, l’auteur  nous montre un hymne (chant à la gloire de…)   à la nature, un hymne à Dieu

 1 HYMNE A LA NATURE :

Omniprésente dans le poème –

 

HYMNE A LA NATURE CHANT LEXICAL DE LA NATURE ( ref à la création) :

 

C’est dans la nature et la poésie que l’âme blessée trouve un réconfort et l’espoir d’une éternité. Lamartine concentre la sensibilité de toute une époque et notamment celle de l’insatisfaction du moi face au monde: son exaltation ne trouve aucun objet à la mesure de sa soif d’absolu, de rêve, de départ. Le poète trouve dans la nature  le rêve et des moyens de s’évader que la société ne lui permet pas.

Champs lexical dans les 3 premiers vers :

 

Animaux qui chantent oiseau (musique harmonie)

Aurore (début de tout), jour, nuit ( Genèse ! il y eut un jour, il y eut une nuit…..création du jour et de la nuit)

Le ciel, les cieux (ref au mot religieux)

 végétation :forêt, bois

Les vents : zéphire (vent d’ouest), la brise, ondes

L’eau : ruisseaux, torrents, l’océan,                                 …/…

Reprise ds la strophe 3 des 3 éléments : vents, onde, bois

 

Les éléments de la nature sont ici évoqués avec une relation  à la création du monde : nature créée par Dieu qui est interpelé par 3 fois en début de vers , comme créateur vers  1,3,5– emploi  de TOI  c’est une anaphore( répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase ou de vers)

 

2 HYMNE A DIEU

Lamartine  rêve à la vie éternelle et prolonge en élévations religieuses la plupart de ses réflexions poétiques dans ces «  Harmonies ». on voit ici que s’affirme  cette foi vibrante qu’a éveillé  en lui, dès son plus jeune âge, une pieuse éducation.

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains

 

Champs lexical du sacré :

l'énonciation de Dieu vers 9 et 23 et 31 « Seigneur » qui possède une relation intime avec l'homme…emploi du TU ,  montre l’intimité  du poète avec Dieu qu’il tutoie.

 plusieurs parallélismes pour implorer Dieu :

Toi qui donnas sa voix… vers 1                                anaphore ( repetition du même mot en début de vers)

Toi qui donnas son âme…vers 3

Plus pure… plus forte… vers 11 et 12 hyperbole (exagération)

Insistance sur le TOI qui as donné une supériorité car poète élu par « tu m’as donné une 2sde voix » vers 10 (la voix du poète)

Mon Dieu (repétition hyperbole) vers 25   imploration

Ces figures de style insistent sur le « TOI » sur la supériorité donnée au poète puisque d’après lui, il est l’élu et possède une autre voix «  tu m’as donné une seconde voix »

Emploi des mots  du sacré : Ame, Grâce, barbes d’Israël, divin, prières, temple, autels

les bardes d'Israël, vers 14 fait référence aux prophètes de la Bible Jérémie, Ezéchiel et Daniel.  –

Comme dans un temple vers  20 et 21   répétition :

C’est le cœur du poète choisi lieu divin pour entendre la voix de Dieu –

Cœur / temple - c’est une métaphore (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outils de comparaison) la voix du seigneur résonne dans son cœur comme dans un temple.

3 -LA MUSIQUE DANS CE POEME

Lamartine a su conférer à ses poèmes une musicalité particulière, une harmonie fortement évocatrice, qui est considérée comme l’une des principales qualités de son oeuvre.

LA MUSIQUE

Champs  lexical :

Les mots évoquant des sons, des chants, la musique :

  • Voix /oreilles,  répétition de voix vers 2 et 3- souffle, échos, son, retentissement, langage , murmure résonne, retentir, répondre, entendre.
  • Voix,  chanter, chanter
  • vibrer,harmonie, instrument,  accords, concerts, lyre ….
  • …/..

 

Le lyrisme (les  émotions ressentis) exprimé ici  par  l’emploi de ce vocabulaire musical qui permet d’exprimer des émotions ;

 

L’emploi riche de tout ce lexique montre combien la voix de Dieu est présente chez le poète. c’est une métaphore filée (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outil de comparaison.  Une métaphore filée est développée et poursuivie sur plusieurs mots.) 

les sons, les chants, la musique : sont la voix de Dieu.

 

Au 19ème siècle, d’innombrables lecteurs ont retrouvé leurs propres états d’âme: mélancolie vague, désenchantement; et aussi exaltation, aspirations mystiques.

 

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur

 

MUSICALITE : effets  de style :

 

Allitérations :   ( répétitions d’une ou plusieurs consonnes  dans un groupe de mots (2 ou 3 mots))

  - vers 6  murmurez d’harmonieux accords ( en m)

Suggère un murmure : mmmmmmmm

  - vers 14 souffle affaibli (en f) –

Suggère un souffle :   fffff

Assonances ( répétitions  d’une ou plusieurs voyelles )

 vers 25 non, mon Dieu, non, mon Dieu, grâce à mon saint partage (en on) –

 

Emploi des pronoms personnels :

 

On trouve une autre caractéristique du registre lyrique, à savoir la création d’une intimité entre le poète/narrateur qui exprime son moi intime comme le prouvent les pronoms personnels de la première personne répandus au fil du texte et le destinataire :

Emploi du « je », du « moi »  - il interpelle aussi Dieu   « TOI » il le tutoie –          

 

 le poète dit “je” et cet usage de la première personne est pour lui l’indice de son originalité poétique. Le Moi est à la fois le sujet et l’objet  du poème .

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur :

 

Exclamations :

  • Aux ruisseaux : Murmurez d’harmonieux accords ! vers 6
    Aux torrents : Mugissez ! À la brise : Soupire !   vers7
    À l’Océan : Gémis en mourant sur tes bords ! vers 8
  • Plus forte que les vents, les ondes et les bois ! vers 12

 

…/…

 

 

 

 

  • Eh quoi ! vers 23
  • Où d’échos en échos le son roule aux autels ! vers 22
  • Que ces concerts muets qui s’élèvent en moi ! vers 28
  • Eh ! vers 31

 

Interrogations :

  • Retentiraient-ils mieux que le cœur des mortels ? vers  24
  • Eh ! qu’importe, Seigneur, la parole à ma lyre ? vers 31

 

 

L’ anaphore :

 

on trouve aussi dans le poème une figure d’insistance typique du registre lyrique : l’anaphore

 

  • debut du poéme : toi…toi…toi…
  • aux…aux                                                                        vers 6 et 7
  • plus pure que…plus forte que…                                 vers11 et 12
  • temple                                                                            vers 20 et 21
  • mon dieu, mon Dieu                                                     vers 25

 

_________________________

 

 

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains.

Ce poème est un poème typiquement romantique puisqu’il en présente tous les thèmes caractéristiques. On y trouve ainsi une expression fortement autobiographique, puisque Lamartine y est à la fois poète et narrateur, il y expose un moment réel de sa vie parle à la première personne.

Et dans ces vers l’évocation d’une grande intimité, d’une grande communion avec la nature ,tout le poème est écrit dans le registre lyrique.

 

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Published by scoobidoo1 - dans Littérature
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commentaires

Angeline 18/03/2017 22:05

j'aime me promener ici. un bel univers.

Angelilie 07/03/2017 18:43

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.