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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 08:39

 

                                       

INTRODUCTION

 

 

LAMARTINE, 1790 / 1869 , poète, romancier, dramaturge et prosateur,  publia  les Harmonies poétiques et religieuses en 1830 – c’est un ouvrage poétique composé de 25  poèmes répartis en 3 livres. Ces pièces poétiques sont dans l’ensemble marquées par le bonheur spirituel et l’élévation vers Dieu –

Lamartine appartient au courant littéraire des Romantismes  (19° s) ; le romantisme se construit sur le rejet des contraintes esthétiques du classicisme et en réaction au rationalisme du siècle des Lumières. Il prône l'affirmation de la liberté créatrice, le règne de l'imagination et de la sensibilité (importance du « moi »).

Élu à l'Académie française en 1830, il connut un nouveau succès en publiant ses Harmonies poétiques et religieuses, oeuvre d'un lyrisme puissant (Le lyrisme est le fait d’exprimer ses sentiments et ses émotions à travers des textes), qui révélait un poète en pleine possession de son talent.

Invocation est le premier poème du livre premier : il se compose de 20 strophes  dont sont extraites ici les 8 premières, quatrains  (4 vers) en alexandrins  (8 pieds)–

Les rimes  sont croisées 2 par 2 -  (ex  aurore…jour…sonore…amour)

Plusieurs lecteurs considèrent que c'est dans Les Harmonies poétiques et religieuses que Lamartine atteint son inspiration la plus haute, et il ne fait aucun doute que peu d'œuvres littéraires françaises expriment aussi bien que ce recueil l'aspiration vers Dieu, l'abandon au divin.

 Pour le romantique Lamartine, la musique est un don divin tout comme la poésie qui chante les merveilles de la création.

 

Analyse

 

Dans ce passage, l’auteur  nous montre un hymne (chant à la gloire de…)   à la nature, un hymne à Dieu

 1 HYMNE A LA NATURE :

Omniprésente dans le poème –

 

HYMNE A LA NATURE CHANT LEXICAL DE LA NATURE ( ref à la création) :

 

C’est dans la nature et la poésie que l’âme blessée trouve un réconfort et l’espoir d’une éternité. Lamartine concentre la sensibilité de toute une époque et notamment celle de l’insatisfaction du moi face au monde: son exaltation ne trouve aucun objet à la mesure de sa soif d’absolu, de rêve, de départ. Le poète trouve dans la nature  le rêve et des moyens de s’évader que la société ne lui permet pas.

Champs lexical dans les 3 premiers vers :

 

Animaux qui chantent oiseau (musique harmonie)

Aurore (début de tout), jour, nuit ( Genèse ! il y eut un jour, il y eut une nuit…..création du jour et de la nuit)

Le ciel, les cieux (ref au mot religieux)

 végétation :forêt, bois

Les vents : zéphire (vent d’ouest), la brise, ondes

L’eau : ruisseaux, torrents, l’océan,                                 …/…

Reprise ds la strophe 3 des 3 éléments : vents, onde, bois

 

Les éléments de la nature sont ici évoqués avec une relation  à la création du monde : nature créée par Dieu qui est interpelé par 3 fois en début de vers , comme créateur vers  1,3,5– emploi  de TOI  c’est une anaphore( répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase ou de vers)

 

2 HYMNE A DIEU

Lamartine  rêve à la vie éternelle et prolonge en élévations religieuses la plupart de ses réflexions poétiques dans ces «  Harmonies ». on voit ici que s’affirme  cette foi vibrante qu’a éveillé  en lui, dès son plus jeune âge, une pieuse éducation.

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains

 

Champs lexical du sacré :

l'énonciation de Dieu vers 9 et 23 et 31 « Seigneur » qui possède une relation intime avec l'homme…emploi du TU ,  montre l’intimité  du poète avec Dieu qu’il tutoie.

 plusieurs parallélismes pour implorer Dieu :

Toi qui donnas sa voix… vers 1                                anaphore ( repetition du même mot en début de vers)

Toi qui donnas son âme…vers 3

Plus pure… plus forte… vers 11 et 12 hyperbole (exagération)

Insistance sur le TOI qui as donné une supériorité car poète élu par « tu m’as donné une 2sde voix » vers 10 (la voix du poète)

Mon Dieu (repétition hyperbole) vers 25   imploration

Ces figures de style insistent sur le « TOI » sur la supériorité donnée au poète puisque d’après lui, il est l’élu et possède une autre voix «  tu m’as donné une seconde voix »

Emploi des mots  du sacré : Ame, Grâce, barbes d’Israël, divin, prières, temple, autels

les bardes d'Israël, vers 14 fait référence aux prophètes de la Bible Jérémie, Ezéchiel et Daniel.  –

Comme dans un temple vers  20 et 21   répétition :

C’est le cœur du poète choisi lieu divin pour entendre la voix de Dieu –

Cœur / temple - c’est une métaphore (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outils de comparaison) la voix du seigneur résonne dans son cœur comme dans un temple.

3 -LA MUSIQUE DANS CE POEME

Lamartine a su conférer à ses poèmes une musicalité particulière, une harmonie fortement évocatrice, qui est considérée comme l’une des principales qualités de son oeuvre.

LA MUSIQUE

Champs  lexical :

Les mots évoquant des sons, des chants, la musique :

  • Voix /oreilles,  répétition de voix vers 2 et 3- souffle, échos, son, retentissement, langage , murmure résonne, retentir, répondre, entendre.
  • Voix,  chanter, chanter
  • vibrer,harmonie, instrument,  accords, concerts, lyre ….
  • …/..

 

Le lyrisme (les  émotions ressentis) exprimé ici  par  l’emploi de ce vocabulaire musical qui permet d’exprimer des émotions ;

 

L’emploi riche de tout ce lexique montre combien la voix de Dieu est présente chez le poète. c’est une métaphore filée (assimilation entre un comparé et un comparant qui sont rapprochés sans outil de comparaison.  Une métaphore filée est développée et poursuivie sur plusieurs mots.) 

les sons, les chants, la musique : sont la voix de Dieu.

 

Au 19ème siècle, d’innombrables lecteurs ont retrouvé leurs propres états d’âme: mélancolie vague, désenchantement; et aussi exaltation, aspirations mystiques.

 

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur

 

MUSICALITE : effets  de style :

 

Allitérations :   ( répétitions d’une ou plusieurs consonnes  dans un groupe de mots (2 ou 3 mots))

  - vers 6  murmurez d’harmonieux accords ( en m)

Suggère un murmure : mmmmmmmm

  - vers 14 souffle affaibli (en f) –

Suggère un souffle :   fffff

Assonances ( répétitions  d’une ou plusieurs voyelles )

 vers 25 non, mon Dieu, non, mon Dieu, grâce à mon saint partage (en on) –

 

Emploi des pronoms personnels :

 

On trouve une autre caractéristique du registre lyrique, à savoir la création d’une intimité entre le poète/narrateur qui exprime son moi intime comme le prouvent les pronoms personnels de la première personne répandus au fil du texte et le destinataire :

Emploi du « je », du « moi »  - il interpelle aussi Dieu   « TOI » il le tutoie –          

 

 le poète dit “je” et cet usage de la première personne est pour lui l’indice de son originalité poétique. Le Moi est à la fois le sujet et l’objet  du poème .

 

 Le poète/narrateur recourt également à l’interrogation et à l’exclamation ou l’interjection ponctuation qui servent à marquer l’intensité des sentiments et à prendre à témoin le destinataire ou un éventuel lecteur :

 

Exclamations :

  • Aux ruisseaux : Murmurez d’harmonieux accords ! vers 6
    Aux torrents : Mugissez ! À la brise : Soupire !   vers7
    À l’Océan : Gémis en mourant sur tes bords ! vers 8
  • Plus forte que les vents, les ondes et les bois ! vers 12

 

…/…

 

 

 

 

  • Eh quoi ! vers 23
  • Où d’échos en échos le son roule aux autels ! vers 22
  • Que ces concerts muets qui s’élèvent en moi ! vers 28
  • Eh ! vers 31

 

Interrogations :

  • Retentiraient-ils mieux que le cœur des mortels ? vers  24
  • Eh ! qu’importe, Seigneur, la parole à ma lyre ? vers 31

 

 

L’ anaphore :

 

on trouve aussi dans le poème une figure d’insistance typique du registre lyrique : l’anaphore

 

  • debut du poéme : toi…toi…toi…
  • aux…aux                                                                        vers 6 et 7
  • plus pure que…plus forte que…                                 vers11 et 12
  • temple                                                                            vers 20 et 21
  • mon dieu, mon Dieu                                                     vers 25

 

_________________________

 

 

Le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains.

Ce poème est un poème typiquement romantique puisqu’il en présente tous les thèmes caractéristiques. On y trouve ainsi une expression fortement autobiographique, puisque Lamartine y est à la fois poète et narrateur, il y expose un moment réel de sa vie parle à la première personne.

Et dans ces vers l’évocation d’une grande intimité, d’une grande communion avec la nature ,tout le poème est écrit dans le registre lyrique.

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:55

UN HOMME PAISIBLE

 

Introduction :

Plume : référence à la plume, qui se laisse portée par le vent….la Plume de l’écrivain.

Plume , sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans un univers plombé. Constamment décalé, poli, serviable,  il essuie des mésaventures avec bonne humeur et fatalisme.

Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde. C’est un recueil  de 13 poèmes ;  et l’homme paisible est le 1er.

 

PLAN

 

1 Structure

2 un univers étrange et agressif

3l’humour

 

1 structure :

Poéme en prose composé de 5 paragraphes

  • Les fourmis mangent la maison
  • Disparition de la maison
  • Le train qui traverse la maison
  • Disparition  de sa femme
  • Procès

 

Succession des 5 tableaux qui crée une chronologie des évènements – cependant pas d’indication de temps entre chaque catastrophe – l’auteur suggère une augmentation dans l’échelle de l’absurdité.

 

Le schéma : »il se réveille »… « il se rendort » crée un effet de boucle qui se répète d’une manière anaphorique pour marteler l’absurdité des évènements.

 

C’est cette déstructuration de tout lien logique qui crée un univers étrange et agressif.

 

un univers étrange et agressif

 

Michaux  propose des évènements  qui font partie du quotidien. et c’est  de la  manière qu’ il les présente qu’il crée un univers étrange :

 

  • Les fourmis  mangent la maison, le vol de la maison, le train traverse la maison, le décès violent de sa femme, le procès illogique et irrationnel.

 

La réaction du personnage Plume est aussi illogique :

A chaque évènement, le personnage reste serein, imperméable à la gravité des situations des évènements successifs : Plume ne parle pas, ou si peu que cela paraît sans importance.

Lorsqu’on pense trouver un début de cohérence, le personnage se rendort :

…/…

On a donc  une inversion du rêve et de la réalité : il se réfugie dans l’endormissement pour échapper à l’absurdité  environnante. « il se rendort » (5fois)

Même la condamnation à mort prononcée par le juge est sans effet : Plume se rendort et réapparaît dans les douze récits suivants.

Les excuses de Plume et son endormissement traduisent une forme d’acceptation.

C’est un univers impalpable  où tout se désagrège  … son univers s’écroule autour de lui , tout disparaît (son environnement, sa femme) : c’est une agression violente.

 

Face  à cette agression , Plume est dans la passivité, la neutralité.

Le juge intervient pour condamner son attitude (condamnation que sa femme prononçait déjà lorsqu’elle le traitait de « fainéant »). Plume, devant la justice, s’excuse – « Je n’ai pas suivi l’affaire »  et se rendort à deux reprises, renvoyant ainsi au juge sa condamnation. Le discours du juge, légitime et interrogateur, reste sans réponse. Il devient ainsi répétitif, stérile, et perd son objet. Le sommeil de Plume et son discours fait d’excuses rendent la condamnation à mort sans objet, de même qu’ils ont refusé de faire de la mort de sa femme un événement dramatique. Le décès a perdu toute échelle d’évaluation.

 

3 l’humour :

 

Dès  la première lecture, on a une approche humoristique face à l’absurdité des évènements et la réaction de Plume :

  • La maison mangée par les fourmis
  • Le train qui traverse la maison
  • La femme éparpillée
  • La réaction de Plume face aux évènements : passivité, endormissement.
  •  

La place de l’humour  est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, et  a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations.

 

l'absence de contexte exprime un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait penser à Charlie Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en conservant  la  forme  du constat ou celui de la relation neutre d'une action banale.

 

Conclusion

 

Michaux présente un personnage décalé, évoluant dans un monde étrange et agressif auquel il reste imperméable.

…/….

 Nous sommes bien dans un poème qui   présente les caractéristiques du Surréalisme  tant dans l’absurdité,  que dans la déstructuration logique de l’esprit .

 

UN HOMME PAISIBLE

 

Etendant les mains hors du lit, Plume fut étonné de ne pas rencontrer le mur. «Tiens, pensa-t-il, les fourmis l'auront mangé... » et il se rendormit.

 

Peu après, sa femme l'attrapa et le secoua

« Regarde, dit-elle, fainéant ! Pendant que tu étais occupé à dormir, on nous a volé notre maison. » En effet, un ciel intact s'étendait de tous côtés. « Bah, la chose est faite », pensa-t-il.

 

Peu après, un bruit se fit entendre. C'était un train qui arrivait sur eux à toute allure. « De l'air pressé qu'il a, pensa-t-il, il arrivera sûrement avant nous » et il se rendormit.

Ensuite, le froid le réveilla. Il était tout trempé de sang. Quelques morceaux de sa femme gisaient près de lui. «Avec le sang, pensa-t-il, surgissent toujours quantité de désagréments ; si ce train pouvait n'être pas passé, j'en serais fort heureux. Mais puisqu'il est déjà passé... » et il se rendormit.

 

- Voyons, disait le juge, comment expliquez-vous que votre femme se soit blessée au point qu'on l'ait trouvée partagée en huit morceaux, sans que vous, qui étiez à côté, ayez pu faire un geste pour l'en empêcher, sans même vous en être aperçu. Voilà le mystère. Toute l'affaire est là-dedans.

- Sur ce chemin, je ne peux pas l'aider, pensa Plume, et il se rendormit.

- L'exécution aura lieu demain. Accusé, avez-vous quelque chose à ajouter ?

- Excusez-moi, dit-il, je n'ai pas suivi l'affaire. Et il se rendormit.

_______________________________

 

 

Le nom de Plume est le nom du personnage principal du recueil. C’est un anti-héros, l’alter-ego de l’auteur. Son caractère errant exprime le thème du voyage. Mais c’est aussi un être passif et faible, ne comprenant pas le monde qui l’entoure. Le terme « plume » renvoie tout aussi bien à la plume d’oiseau, évoquant la fragilité, la légèreté, l’envol, que la plume du stylo, symbole de l’écrivain. Ainsi, ce double sens peut s’interpréter comme la faiblesse de l’écrivain, incapable de transformer le monde, mais seulement de créer un milieu propice au vol vers un autre monde lui aussi fragile, inconstant et contradictoire. La plume est la métaphore incarnant le poète, être frêle dont l’inspiration le fait voyager.

 

L’extravagant monsieur Plume Monsieur Plume est un homme poli, serviable, mais très distrait : sa propre épouse se fait écraser par un train sans qu’il ne réagisse

 

 Plume le bien nommé, sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans cet univers plombé. Constamment décalé, poli, serviable,  il essuie les plus improbables mésaventures avec bonne humeur et fatalisme.

Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde.

 

Analyse

 Plume ne parle pas, ou si peu que cela paraît sans importance. Ses opposants ne l’entendraient pas que l’on ne s’en formaliserait guère. Son silence le place cependant dans une position radicale : l’imperméabilité à l’agression ambiante..

 L’agression :

Dans Un homme paisible, une série de catastrophes se déclenche autour de plume : « Étendant les mains hors du lit, Plume fut étonné de ne pas rencontrer le mur », « Peu après, un bruit se fit entendre. C’était un train qui arrivait sur eux à toute allure », « Ensuite, le froid le réveilla. Il était tout trempé de sang. Quelques morceaux de sa femme gisaient près de lui. » . Cependant, Plume se tient à l’écart du récit qui est fait. Il répond à ces agressions par l’endormissement.

 L’anaphore « Et il se rendormit » conclut chaque paragraphe du récit.

 Les reproches et les demandes d’éclaircissement s’abattent :

Voyons, disait le juge, comment expliquez-vous que votre femme se soit blessée au point qu’on l’ait trouvée partagée en huit morceaux, sans que vous, qui étiez à côté, ayez pu faire un geste pour l’en empêcher, sans même vous en être aperçu.

mais l’agression ne parvient pas à faire de Plume un coupable.

Même la condamnation à mort prononcée par le juge est sans effet : Plume se rendort et réapparaît dans les douze récits suivants.

Les stratégies répétitives  échouent devant l’acceptation de Plume. (parallèle avec Plume voyage)

 les seules paroles que prononce Plume sont des excuses ou des formules de politesse : « Excusez-moi, dit-il, je n’ai pas suivi l’affaire. (même chose pour Plume voyage)

 Elles sont synonymes d’acceptation.

Les violences que subit Plume deviennent des évidences. L’excuse en effet n’appelle pas à d’autres développements, n’autorise pas d’autres énoncés en réponse. Seul un nouveau refus peut être fait à Plume, mais celui-ci s’épuise comme le précédent. Parole de clôture et de retrait, l’excuse, dans l’imperméabilité à l’agression qui est celle de Plume, n’offre aucune assise au développement de l’agression. Le récit est désamorcé : « Excusez-moi, dit-il, je n’ai pas suivi l’affaire. »

Appuyant le rôle de l’excuse, une forme particulière de narration a lieu, visible dans l’ellipse (les endormissements de Plume sont  des ellipses narratives) (procédé grammatical qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci. )et des anaphores qui rythmes le poème « et il se rendormit ».

 Affaiblissement des liens de causalité, puisque aucun lien logique ne s’inscrit entre les agressions dont Plume est victime. Plume n’étant au début de chaque récit qu’un signifiant, il ne peut être investi d’un rôle de coupable.

 L’agression ne se justifie pas, et se tient dans un discours de négation : le texte se développe dans le refus fait à Plume d’être autre chose qu’un coupable. La seule causalité qui puisse s’inscrire est frappée du sceau du prétexte.

Affaiblissement des liens de la temporalité : Si Un homme paisible suit un développement chronologique, les ellipses empêchent d’accorder du poids aux condamnations que subit Plume.

Ces divers éléments de rupture privent les discours agresseurs d’une assise. L’agression devient une forme creuse, répétitive. Elle se fige dans un refus qui a perdu toute force à partir du moment où il a été accepté comme une manifestation du bon sens. En somme, l’excuse fait de l’agression un « stéréotype ».

L’agression exprime donc un bon sens, dans une forme attendue, qui ne se connaît pas et que Plume dévoile. L’enjeu de ce texte devient la forme de l’agression. Prenons comme exemple Un homme paisible.

 À première vue, Plume, se tenant dans l’inaction, est le responsable de la désagrégation de son confort : il laisse la maison s’écrouler, sa femme se réduire en morceaux. Le juge intervient pour condamner son attitude (condamnation que sa femme prononçait déjà lorsqu’elle le traitait de « fainéant »). Plume, devant la justice, s’excuse – « Je n’ai pas suivi l’affaire »  et se rendort à deux reprises, renvoyant ainsi au juge sa condamnation. Le discours du juge, légitime et interrogateur, reste sans réponse. Il devient ainsi répétitif, stérile, et perd son objet. Le sommeil de Plume et son discours fait d’excuses rendent la condamnation à mort sans objet, de même qu’ils ont refusé de faire de la mort de sa femme un événement dramatique. Le décès a perdu toute échelle d’évaluation, il n’est plus une douleur, il n’est pas plus une joie, il n’est qu’un simple ressort de l’action, conduisant à la condamnation par le juge.

Parce que Plume ne s’associe pas à la perte de sa maison et de sa femme, une première lecture peut faire de lui une dénonciation des valeurs familiales. En chargeant ainsi de valeurs anti-bourgeoises l’espace qu’ouvre Plume, on prolonge le discours de la femme ou du juge, en l’enfermant dans le rôle de fainéant et de coupable. Or l’effet que produit l’imperméabilité de Plume est justement de le désolidariser de ces discours.

L’ humour :

La première défaite que subit le confort bourgeois dans ce texte provient de l’agression. Celle-ci prend des contours humoristiques (les fourmis mangent les murs, les trains passent au travers des maisons) pour attaquer le cocon familial. Dès lors ces violences ne doivent plus être prises au sérieux. Le comique de situation provoque chez le lecteur une réévaluation.. L’agression ne se jauge plus sur une échelle « bien/mal » ou « supportable/insupportable ».

Elle n’est plus agressive au sens moral du terme, puisqu’elle ne produit pas de douleur, d’affliction, ni même de mort : la femme de Plume revient le gourmander dans un autre texte. (Texte VII )Plume n’a donc pas à s’en faire. Plume n’est pas coupable : renoncement  aux axiologies bourgeoises.

La place de l’humour  est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, entre l’indécision du sens et son déterminisme, et a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations. L’agression, dès qu’elle se présente à Plume, contient sa défaite dans son expression même. Plume est le miroir de cette défaite, reflète ce langage voulant imposer un sens mais déjà poreux, ouvert aux multiples du sens.

C’est ce qui est ressenti dans tout le recueil.

l'absence de contexte et l'aspect élémentaire de Plume laisse à penser qu'il est peut-être responsable, et exprime aussi l'humour, un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait songer à Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en gardant  le style du constat ou celui de la relation neutre du fait banal. On peut penser au style de Camus dans l'Etranger.

 

Conclusion : poème surréaliste et ludique. Il pratique l'humour noir. On a des absurdités tragiques de la condition humaine qui nous font rire À travers les jeux de mots et la fantaisie, Michaux explore son inconscient. Poète n'utilise pas de "je" (pas de lyrisme) et se représente comme un personnage ridicule.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:11

PLUME VOYAGE

A travers le thème du voyage, Michaux redéfinit l’esthétique poétique et la notion même d’histoire et de personnage. 
Ceci n’est pas sans rappeler La Métamorphose de Kafka, une oeuvre dans laquelle le jeune Grégor Samsa, excédé par les contraintes sociales se voit transformé en cafard, reniant ainsi son « humanité », de façon toute aussi absurde et inattendue.

Plume ne peut pas dire qu'on ait excessivement d'égards pour lui en voyage. Les uns lui passent dessus sans crier gare, les autres s'essuient tranquillement les mains à son veston. Il a fini par s'habituer. Il aime mieux voyager avec modestie. Tant que ce sera possible il le fera.
Si
on lui sert, hargneux, une racine dans son assiette, une grosse racine : "allons, mangez. Qu'est-ce   que vous attendez ?"
"Oh, bien, tout de suite, voilà." Il ne veut pas s'attirer des histoires inutilement.
Et si, la nuit,
on lui refuse un lit : "Quoi ! Vous n'êtes pas venu de si loin pour dormir, non ? Allons, prenez votre malle et vos affaires, c'est le moment de la journée où l'on marche le plus facilement."
"Bien, bien, oui, certainement. C'était pour rire, naturellement. Oh oui, par… plaisanterie."
Et il repart dans la nuit obscure.
Et si
on le jette hors du train : "Ah ! Alors vous pensez qu'on a chauffé depuis trois heures cette locomotive et attelé huit voitures pour transporter un jeune homme de votre âge, en parfaite santé, qui peut parfaitement être utile ici, qui n'a nul besoin de s'en aller là-bas, et que c'est pour ça qu'on aurait creusé des tunnels, fait sauter des tonnes de rochers à la dynamite et posé des centaines de kilomètres de rails par tous les temps, sans compter qu'il faut encore surveiller la ligne continuellement par crainte des sabotages, et tout cela pour…"
"Bien, bien. Je comprends parfaitement. J'étais monté, oh, pour jeter un coup d'œil ! Maintenant, c'est tout. Simple curiosité, n'est-ce pas. Et merci mille fois." Et il s'en retourne sur les chemins avec ses bagages.
Et si à Rome, il demande à voir le Colisée : "Ah non. Ecoutez, il est déjà assez mal arrangé. Et puis Monsieur voudra le toucher, s'appuyer dessus, ou s'y asseoir…C'est comme ça qu'il ne reste que des ruines partout. Ce fut une leçon pour nous, une dure leçon, mais à l'avenir, non, c'est fini, n'est-ce pas."
Bien ! Bien ! C'était…Je voulais seulement vous demander une carte postale, une photo, peut-être…si des fois…" Et il quitte la ville sans avoir rien vu.(…)
Mais il ne dit rien, il ne se plaint pas. Il songe aux malheureux qui ne peuvent pas voyager du tout, tandis que lui, il voyage, il voyage continuellement.

____________________


 

Agresssion des personnages, complaisance de Plume :

Manque d'hospitalité des personnages

Les personnages sont identifiés par « les uns » « les autres » et l’emploi de l’indéfini « on »

Les uns lui passent dessus sans crier gare, les autres s'essuient tranquillement les mains à son veston

image d'une action violente face a son voyage: "on le jette hors du train"
- répétition de l'expression "Et si", montre l'accumulation d'exemples
- accueil rude, "hargneux". 

- la diction forte de l'expression "hargneux " montre le début d'une conversation désagréable, ou l'autre parti n'est pas du même cote que Plume.
Ensuite, le personnage en question dit "Allons, mangez. Qu'est ce que vous attendez?" Ici, bien que le personnage veuille bien nourrir Plume, il le fait d'une façon peu hospitalière.
- rejet complet de Plume, démontre la méchanceté de certains personnages que celui-ci rencontre en voyage : "on le jette hors tu train"
- QUATRE exemples, comme dans un essai essayant de prouver quelque chose.
"Si" (v.4) le restaurateur, "Et si" (v.7) le logeur …ou l’hôtelier , "Et si" (v.11)  les gens du train «  et si… » (vers 19) les italiens ….et si le bateau

Cette série de séquences narratives, introduites par une proposition conditionnelle – « Si on lui sert, hargneux, une racine dans son assiette », « Et si la nuit on lui refuse un lit » –, ont pour but unique de mettre Plume dans son tort, de l’arrêter (moins au sens policier que dans la volonté de mettre fin à son voyage continuel). Les stratégies répétitives des autres échouent devant l’acceptation de Plume.

 

le seul personnage qui a un prénom est Plume. Cela souligne l'  universalité de ce poème, car les remarques faites peuvent appliquer a n'importe qui.

 C’est un anti-héros, l’alter-ego de l’auteur. Son caractère errant exprime le thème du voyage. Mais c’est aussi un être passif et faible, ne comprenant pas le monde qui l’entoure. Le terme « plume » renvoie tout aussi bien à la plume d’oiseau, évoquant la fragilité, la légèreté, l’envol, que la plume du stylo, symbole de l’écrivain  Le prénom de Plume marque  l'universalité de ce concept

 

Plume prend une attitude complaisante par rapport à l'attitude négative de ceux qu'il rencontre: 
"Bien, bien"  (vers 6, 17, 23)

contraste entre les "malheureux" qui ne peuvent pas voyager, et Plume, qui voyage continuellement. Ici, Plume ne veut pas sembler ingrat et tolère les contraintes. « il voyage, il voyage »
- Plume est de nature complaisante, ce qui nous est montré tout au long du poème, a travers ce champ lexical: "habituer", "ne veut pas s'attirer d'histoires", "ne dit rien", "ne se plaint pas", "je comprends" (etc).

il a un privilège….lui il voyage …alors pour cela il peut accepter toutes les brimades.
 

 

la poésie à travers la prose : esthétique poétique

Bien que ce soit un poème, "Plume voyage" ne comporte pas de rimes, ni de structure en forme de strophes.
anaphores :  4 fois et si….mots qui rythment  le poème en citant des exemples 

et la reprise de et bien…bien., bien…bien, bien. Soumission de Plume.

Cette forme est conjointe à un affaiblissement des liens de causalité et de temporalité. De causalité, puisque aucun lien logique ne s’inscrit entre les agressions dont Plume est victime. Plume n’étant au début de chaque récit qu’un signifiant, il ne peut être investi d’un rôle de coupable. L’agression ne se justifie pas, et se tient dans un discours de négation : le texte se développe dans le refus fait à Plume d’être autre chose qu’un coupable. La seule causalité qui puisse s’inscrire est frappée du sceau du prétexte De même de la temporalité,  l’ordre d’apparition des situations (le dîner, la nuit, le voyage en train, la visite, le voyage) n’est décidé par aucun rapport d’antécédence.

Quelques figures de style enrichissent ce texte poétique.
 paronymie (rapport lexical entre deux mots dont les sens sont différents mais dont la graphie ou la prononciation sont fort proches, de sorte qu'ils peuvent être confondus ): "égards" et "gare
" ces deux mots ont un sens oppose, mais sont similaires en sonorité. Cela montre un fort contraste présent dès le début du poème.

 manque d'hospitalité des personnages, et malgré cela, il y a un champs lexical du départ
: "repart", "s'en retourne", "voyage"
agression contre le voyageur qui ne voit pas le travail fourni pour créer les moyens de transports comme mode de voyage pour des personnes comme Plume, qui voyagent pour le plaisir, et met cela en valeur en créant une accumulation "chauffé", "attelé", "creusé", "fait sauter" (etc).
 

PLACE DE  L’HUMOUR

La place de l’humour dans les textes du recueil est dans cet échange constant entre Plume et l’agression, entre l’indécision du sens et son déterminisme, et a pour principale fonction de vider le texte de tout contenu moral ou social. Dynamisant le langage de l’agression, l’humour y crée, à l’instar de Plume, un espace de jeu, de retournement des déterminations.. L’agression, dès qu’elle se présente à Plume, contient sa défaite dans son expression même. Plume est le miroir de cette défaite

Cependant l'absence de contexte et l'aspect élémentaire de Plume laisse à penser qu'il est peut-être responsable, et exprime aussi, un humour noir qui pourrait faire rire si ces situations étaient mises en scène.

Plume fait songer à Chaplin. Même si dans le contexte où évolue Charlot les situations sont beaucoup plus classiques il les transforme souvent jusqu'à l'absurde. On a bien ici cette façon de raconter des énormités en gardant  le style du constat ou celui de la relation neutre du fait banal. On peut penser au style de Camus dans l'Etranger.

 

 

Derrière l'humour teinté de surréalisme, derrière la drôlerie et la poésie de ces histoires, se dessine un contour plus tragique de l'œuvre. Plume, frère imaginaire que s'est inventé Michaux et à qui il envie son inconséquence, a trouvé comment résister à la lourdeur de la condition humaine : s'en distancier, s'en abstraire, une fois pour toutes. Frivole ou sage, Plume ? Que celui qui n'a jamais rêvé conserver en lui une part irréductible d'enfance, jette la première pierre.

À travers les aventures à la fois plaisantes et amères dont il est le héros, Plume est bien ce que les Histoires de la littérature appellent un « type » : un homme dans l'embarras, singulièrement, toujours malmené et mal reçu, parce qu'inadapté aux exigences sociales. C'est le « coupable-né », celui qui, en toutes circonstances, « n'a pas suivi l'affaire » et se refuse à la suivre. 
Un "anti-personnage" dont la redéfinition mène à celle du genre poétique entier.

L’extravagant monsieur Plume Monsieur Plume est un homme poli, serviable, mais très distrait : sa propre épouse se fait écraser par un train sans qu’il ne réagisse ; par mégarde, il se retrouve même à marcher au plafond... Plume le bien nommé, sorte de Candide moderne, vit en apesanteur dans cet univers plombé. Constamment décalé, il essuie les plus improbables mésaventures avec bonne humeur et fatalisme. Plume est certainement une des œuvres les plus connues d’Henri Michaux, publiée en 1938, elle témoigne de la perplexité d’un homme face à ses contemporains, de sentiment d’étrangeté dans le monde.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 09:40

AUX FEUILLANTINES (Première partie de texte)

"Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait : Jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et, là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible."

Temps des jeux et de l’insouciance

Champs lexical de l’enfance :

Frères et moi – tout enfants –vers 1 – enfants v 22 - l’aîné , le plus petit vers 4 – manger de bon appétit vers 5 – elles riaient vers6 / 23 – jouer : employer plusieurs fois vers 2 / 7/ 8 / 18 – s’étonnent joyeux vers 23

Mise en œuvre poétique :

Avec un enjambement vers2/3 pour insister sur l’interdit de la mère : mais je défends qu’on marche.

Vers 8/9 insiste sur l’endroit

Hémistiches

Vers2 : notre…disait/ jouez…….défends

Vers4 : Abel…aîné/j’étais…petit

Vers 6 : mise en valeur de riaient

Vers18 : qu’oubliant...jouer/ nous…lire

Vers21 : et…charmés/ le soir….relûmes

Vers 23 : s’appellent...riant /et…joyeux

assonances vers 1 : nous …tout…enfants

AUX FEUILLANTINES (deuxième parie de texte)

"Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! Quel bonheur ! Quel délire !

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et, dès le premier mot, il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes."

-Découverte de la Bible ;

Champs lexical religieux

La Bible –ce vieux livre – ce livre noir -Oiseau des cieux (métaphore)

: objet mystérieux donc fascinant

-odeur d’encensoir – estampes-

-Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain*

Joseph : époux de Marie

Ruth : Il s'agit de Ruth la Moabite qu'Hugo

Booz : référence au poème « Booz l’endomi’ légendes des sciècles –

« Aux feuillantines » est le x° poème du livre V (en marche) des contemplations (composé de 158 poèmes rassemblés en sept livres dont un est un livre entier) – En marche, Le 5ème livre est celui de l'énergie retrouvée où le poète expatrié (Guernesey) va chercher de nouvelles raisons de vivre dans la méditation.

Victor Hugo dans ce poème parle d 'un temps où il était jeune, très jeune même il insiste : nous étions tout enfants...j'étais le plus petit.
Il évoque le temps des jeux et de l'insouciance dans les trois premières strophes et de façon générale.
Puis plus précisément dans la seconde partie du poème, il évoque la découverte émerveillée d'un livre, et pas n'importe quel livre. Un livre qui le fascinera toute sa vie et qui nourrira souvent son inspiration de poète.

Il s’agit de 8 tercets en Alexandrin avec des rimes :

Plates pour tous les 2 premiers vers des tercets : entants…défends / petit….appétit etc

Embrassées pour les 3èmes vers de tous les tercets . échelles….elles / inaccessible….bible

Le tercet se termine ainsi en rappelle de celui qui précède.

ANALYSE

I – Temps des jeux et de l'insouciance

Dans les 3 premières Il évoque le temps des jeux et de l'insouciance et de façon générale.

Le bonheur et cette insouciance par l’emploi d’un vocabulaire lié à l’enfance avec la mise en œuvre poétique et idéalisée des souvenirs d’enfance :

Le beau jardin du couvent, abandonné, redevenu sauvage (rappel du paradis), fut pour Victor, son frère, ses camarades d’alors, un merveilleux cadre de jeux

Champs lexical de l’enfance :

Frères et moi – tout enfants vers 1 – enfants v 22 - l’aîné , le plus petit vers 4 – manger de bon appétit vers 5 – elles riaient vers6 / 23 – jouer : employer plusieurs fois vers 2 / 7/ 8 / 18 – s’étonnent joyeux vers 23

la mise en œuvre poétique

Enjambements

vers2/3 pour insister sur l’interdit de la mère : mais je défends qu’on marche.

Vers 8/9 : où regardons-nous ?

Hémistiches (coupures au milieu du vers)

Vers4 : Abel…aîné/j’étais…petit

Vers2 : notre…disait/ jouez…….défends Ces coupures en 2 hémistiches des alexandrins

Vers 6 : mise en valeur de riaient soulignent en valeur

Vers18 : qu’oubliant...jouer/ nous…lire

Vers21 : et…charmés/ le soir….relûmes

Vers 23 : s’appellent...riant /et…joyeux

assonances vers 1 : nous …tout…enfants mêmes sons

II -La découverte de la BIBLE, réservoir de belles histoires

Un livre qui le fascinera toute sa vie et qui nourrira souvent son inspiration de poète.

Champs lexical :

La Bible –ce vieux livre – ce livre noir : objet mystérieux donc fascinant

odeur d’encensoir – estampes- oiseau des cieux (métaphore)

*Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain : personnages bibliques.

Joseph : époux de Marie

Ruth : Il s'agit de Ruth la Moabite qu'Hugo a magnifiée plus tard dans "Booz endormi » légende des sciècles ; (est basé sur le récit biblique du livre de Ruth)

Booz : référence au poème « Booz l’endomi’ légendes des sciècles de V Hugo -

Emotions poétiques éveillées chez les enfants par cette découverte et la lecture du livre :

-odorat : odeur encensoir

-la vue : les estampes(images bibliques)

-toucher : doux ;

Impressions dégagées par la découvertes de la Bible

« bonheur », « délire », « doux », « charmés », « riant », « s’étonnent », « joyeux », « douceur «

Ponctuation : les !

Métaphore : comparaison de la Bible ç un oiseaux des cieux

Quelques axes possibles :
1. L'attrait du fruit défendu et l'atmosphère religieuse
2. La Bible un réservoir inépuisable de belles histoires
3. La mise en œuvre poétique et idéalisée de souvenirs d'enfance

aa c'est rimes suivies (ou plates)
et bccb c'est rimes embrassées

Enjambement :
(masculin) Dans un poème, un enjambement est le rejet au vers suivant d'un ou plusieurs mots

nécessaires au sens du premier vers.
Vers 2/3 : mise en valeur des interdictions.
Vers 5/6 : mise en valeur de riaient
Vers 8/9 : mise en valeur de "livre inaccessible" inversion u sujet
Vers 17/18 : mise en valeur de "nous nous mîmes à lire" fin de vers
Vers 22/23/24 : mise en valeur de la comparaison entre la Bible et un oiseau céleste → fascination des enfants

Métaphores

  1. Compréhension [20 min]
    1. Comment est nommée la Bible ? « un livre inaccessible », « ce livre noir », « ce vieux livre » = objet mystérieux donc fascinant.
    2. Quels sens la découverte du livre éveille-t-elle chez les enfants dans les strophes 5 et 6 ? l’odorat (« encensoir »), la vue (« estampes ») et le toucher (« doux »).
    3. Quelles impressions se dégagent de cette découverte ? Relevez les mots et la ponctuation.» et les points d’exclamation.
    4. La dernière strophe commence par « Tels des enfants… ». Par quel mot peut-on remplacer « tels » ? Quel procédé d’écriture cela introduit-il ? « Comme » : c’est une comparaison entre la Bible et un oiseau.

Correction.

4 sizains24 vers au total distribués en huit tercets

(assonances*) : « La ... //nousétionstout enfants» (Hugo,« Aux Feuillantines»,Les Contemplations) ...

Maison habitée par Madame Hugo et ses fils Victor et Eugène pendant une partie de l'enfance de ceux-ci (juin 1809 - mars 1811 et avril 1812 - décembre 1813). La maison faisait partie d'un couvent fondé en 1622 par Anne d'Autriche, supprimé à la Révolution et vendu à un acheteur qui la divisa en logements qu'il loua

; on peut dire que Hugo y découvrit une nature sauvage, pleine de mystères, cela au sommet du Quartier Latin, à deux pas du Panthéon.

Analyse et critique de la poèsie "Aux Feuillantines" de Victor Hugo
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 12:37

The cuckoo's calling ou L'appel du coucou est le premier roman policier de Robert Galbraith sortie en 2013. Un polar séduisant qui nous plonge dans le milieu de la mode avec un détective privé très attachant qui est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.


Qui est Robert Galbraith ?



Robert Galbraith est décrit comme un ancien militaire qui se lance pour la première fois dans l'écriture.
C'est en avril 2013 qu'il sort en Angleterre son premier livre intitulé "The cuckoo's calling". En France, sa sortie est prévue pour le 6 novembre 2013 sous le nom de L'appel du coucou.
Mais un malheureux twitte dévoilera qui se cache sous le nom de Robert Galbraith ; il s'agit du pseudonyme de J.K. Rowling, célèbre auteur de la saga Harry Potter et du livre pour adulte Une place à prendre.

http://prereview.azurewebsites.net/wp-content/uploads/2013/07/book_uk.jpg     Edition Royaume-Uni


L'histoire


Lula Landry, un mannequin connu de tous, s'est défénestré lors d'une nuit d'hiver au coeur de Londres.
On considère à ce moment là qu'elle s'est suicidée et on classe l'affaire. Mais John Briscow, avocat, qui n'est autre que son frère, en doute et fait donc appel à un détective privé, Comoran Strike.

Comoran Strike est un ancien militaire qui a perdu tragiquement sa jambe en Afghanistan et malheureusement côté vie privé, ce n'est guère mieux; ses fiançailles sont rompues.
Sa reconversions en détective privé n'est pas mirobolante. Mais la demande pour enquêter sur la mystérieuse mort de Lula, va le relancer. Il se fait aider pour cela temporairement par une jeune secrétaire, Robin, génie de l'internet.

Ces recherches l'emmènent à l'envers du décor du milieu de la mode où le paraitre n'est qu'un mauvais reflet du miroir et où la réalité n'est pas toujours ce que l'on croit: des paparazzis envahissants, un lieu de désintoxication, mais aussi la rencontre avec sa mère adoptive qui se meurt.

Mais que cache tout cela ?

 

 

http://prereview.azurewebsites.net/wp-content/uploads/2013/07/book_us.jpg      Edition américaine


Un vrai polar


Qui aurait voulu la mort de Lula?

La liste est longue!

Guy Some, célèbre créateur de mode auquel Lula était une muse.
Kieran Kovolas-Jones, la star en herbe et pilote préféré de Lula.
Soit un des Bestiguis, couple de fou vivant juste en dessous de l'appartement de Lula dans le luxueux appartement.
Tony Landry, son oncle.
Evan Duffield, malchanceux mais bon copain.

Et puis, il y a aussi Marlene, Deeby, Rochelle, Ciaria...

L'auteur fait un excellent travail en introduisant tous ces personnages, juste assez pour nous tenir en haleine.

Strike et Robin, sa secrétaire temporaire et acolyte, se lancent dans l'aventure pour prouver à la police et aux médias qu'ils se sont trompés au sujet de sa mort.


Dès la sortie du livre, les critiques sont unanimes : "prodigieux", "éblouissant", "magnifique", "un des meilleurs polars lus", " il est la raison pour laquelle on aime les romans policiers"... entre autre.

Ce polar séduit tout de suite; il est rondement bien mené avec une touche d'humour subtil.
Un polar classique avec un détective privé très attachant.
Une vraie écriture et une vraie inspiration, c'est ce que l'on note de ce livre qui fait plusieurs centaines de page.
Il tient en haleine et cela jusqu'au bout ; c'est un bon livre !

L'appel de coucou est le premier volet des aventures du détective Strike accompagné de son acolyte Robin. Le second livre est déjà écrit et sera publié courant 2014 sous le même pseudonyme de Robert Galbraith. Un site lui est ouvert où l'on peut y trouver tous les renseignements à son sujet, ainsi que toutes les réponses aux questions posées : www.robert-Galbraith.com

 

 

http://actualitte.com/images/actualites/lappel_du_coucou.jpg     Edition française

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:00

Edmond Rostand est un écrivain dramatique qui a publié Cyrano de Bergerac en 1897. Il s’agit d’une comédie héroïque, romantique mais aussi d’une tragédie. L’histoire d’un amour inaccessible causé par son affreux nez mais imaginable par le biais de la beauté d’un homme qui s’exprime grâce à l’esprit de Cyrano pour convoitiser Roxane… Ce livre est intemporel où les duels verbales mais aussi dans les combats nous tombent le vertige.

 

 

 

Célèbre pièce d’Edmond Rostand

 

Cyrano de Bergerac, figurant parmi les plus célèbres pièces du théâtre français, a été écrite par Edmond Rostand  et publiée en 1897. Cette pièce s’inspire d’un véritable personnage Savinien Cyrano de Bergerac, né en 1619 et mort en 1655.

 

C’est une comédie dramatique écrite en vers,  faite en alexandrin quasiment dans son intégralité, et qui est composée de cinq actes.

 

 

Une pièce aux multitudes facettes

 

Cette pièce est composée de nombreuses et différentes facettes :

 

-              Dans un premier temps, il  faut y voir une comédie héroïque avec un héros  accompagné de son chapeau, de son masque, de sa cape et de son épée, ainsi que de ses rodomontades, dont la vie s'organise autour de l'amour et de l'honneur.

 

-              Le romantisme est aussi omniprésent avec des scènes d'amour et du pathétisme...

 

-              Et puis de la tragédie classique, même si ses règles en sont modifiées, en ne donnant ni l’unité de lieu, ni l’unité de temps ; toutefois il en respecte une, l’unité d’action, ainsi que son découpage en cinq actes qui est bien conservé.

 

 

L’histoire

 

Au cours du 17ème siècle en France,  Cyrano de Bergerac est un intrépide capitaine de la compagnie des Cadets de Gascogne. Attifer d’un horrible nez qui le rend disgracieux à la vue des autres, il ne s’aventure pas à déclarer ses sentiments pour sa cousine Roxane dont il est éperdument amoureux. Malgré cela, il va prendre sous sa coupelle le jeune et beau Christian de Neuvillette qui n’a que sa beauté pour séduire Roxane. Il le protégera et l’aidera à rédiger des lettres d’amour pour séduire la belle Roxane…

 

 

Les personnages

 

  • ·         Cyrano de Bergerac
  • ·         Roxane (Magdeleine Robin), cousine de Cyrano
  • ·         Christian de Neuvillette
  • ·         Comte de Guiche
  • ·         Le Bret
  • ·         Le capitaine Carbon de Castel-Jaloux
  • ·         Les cadets
  • ·         Lignière
  • ·         De Valvert
  • ·         Un marquis
  • ·         Deuxième marquis
  • ·         Troisième marquis
  • ·         Montfleury
  • ·         Bellerose
  • ·         J odelet
  • ·         Cuigy
  • ·         Brissaille
  • ·         Un fâcheux
  • ·         Un mousquetaire
  • ·         Un autre
  • ·         Ragueneau
  • ·         Un officier espagnol
  • ·         Un chevau-léger
  • ·         Le portier
  • ·         Un bourgeois
  • ·         Son fils
  • ·         Un tire-laine
  • ·         Un spectateur
  • ·         Un garde
  • ·         Bertrandou le Fifre
  • ·         Le capucin
  • ·         Deux musiciens
  • ·         Les pages
  • ·         Les poètes
  • ·         Les pâtissiers
  • ·         Sœur Marthe
  • ·         Lise
  • ·         La distributrice des douces liqueurs
  • ·         Mère Marguerite de Jésus
  • ·         La duègne
  • ·         Sœur Claire
  • ·         Une comédienne
  • ·         La soubrette
  • ·         La bouquetière
  • ·         Un espagnol
  • ·         Une dame
  • ·         Une précieuse
  • ·         Une sœur
  • ·         Une foule constituée de tous ces genres de personnages

 

On peut constater qu’un grand nombre de personnages intervient dans cette pièce.

 

 

L’amour inaccessible

 

" C'est un roc !... c'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? C'est une péninsule ! "

 

La scène se passe en 1640. Cyrano ne peut s’empêcher de se moquer de lui-même et surtout de son horrible nez, lorsqu’un fâcheux ose le provoquer.

 

Comment arriver à charmer Roxane dont il est éperdument amoureux ? Cela lui parait impensable.

Mais puisque la beauté d’un cadet de Gascogne prénommé Christian, ne la laisse pas indifférente, bien que manquant de réparties, pourquoi Cyrano doté d’un brillant esprit ne se lancerait il pas dans une expérience : l’un est beau, l’autre est brillant d’esprit, alors Cyrano propose à Christian :

 

 " Je serai ton esprit, tu seras ma beauté, dit Cyrano à son rival. Tu marcheras, j'irai dans l'ombre à ton côté. "

 

Un jeu bien étrange qui n’est pas sans danger. En réalité, à travers Christian, Roxane en aime un autre et il le sait. Et si Cyrano semble percevoir juste un instant le bonheur, celui-ci reste éphémère et est bien vite rattraper par son odieux aspect physique… Un drame qui tourne au tragique…Et pourtant quel apparat dans cet inaccessible amour…

 

 

La pièce de théâtre Cyrano de Bergerac est un livre difficile et long de 186 pages avec plus de 2 600 vers et qui fait intervenir en plus beaucoup de personnages. De même, le rôle principal qu’est Cyrano est impressionnant avec plus de 1 600 vers, ainsi que  les décors qui différent à chaque acte avec une scène de bataille.

 

 

Cyrano est à la fois  le personnage le plus important et le plus complexe ; il est successivement : chroniqueur (la gazette), pasticheur (la ballade du duel), séducteur (scène du balcon),  captiveur  (le voyage sur la lune), envoûteur (la scène du fifre), Cyrano est, selon Patrick Besnier, un « homme-parole », qui transforme tout en mots et qui a besoin d'un auditoire pour exister (Roxane ou De Guiche). Des duels verbaux qui existent autant que par l’épée dont il faut tenir compte tout au long de la pièce ; les mots et l’épée nous donnent un escrime verbale inoubliable.

 

Reste le drame de Cyrano : ne pas arriver à dire ses sentiments autrement que par les mots écrits à celle qui hante son esprit, la belle Roxanne qui semble inaccessible…

 

 

L’ebook

 

Le livre ebook est  semblable à un livre à feuilles :

 

-          Une première page en guise de couverture, représentant:

Une photo en haut suivie du nom de l'auteur juste en dessous, puis  vient le titre du livre en plus gros au centre de la page. S'en suit en dessus d'informations telles que :

Comédie héroïque en cinq actes en vers, et représentée à Paris sur le théâtre de la Porte -Saint-Martin le 6 décembre 1897.

 

En guise de tranche, ils ont ajouté sur cette première page de haut en bas et sur le côté gauche, une large bande où y est annotée: édition du groupe "ebooks libres et gratuits"

 

-          Sur les pages suivantes, comme pour le livre:

  • ·         la table des matières
  • ·         Une phrase : " c'est à l'âme de Cyrano que je voulais dédier ce poème.

Mais puisqu'elle a passé en vous Coquelin, c'est à vous que je le dédie " E.R.

  • ·         Les personnages

 

-          Débute après la pièce...

 

 

La chose à déplorer est la version en ebook (en version PDF):

 

Malheureusement l'écriture est trop petite pour lire aisément ; on est obligé d'agrandir le texte, et là, quel dommage!

 

Le texte s'en trouve tout chamboulé, les vers qui d'habitude sont alignés, deviennent un tas de bouts de phrases qui s'ajoutent les uns après les autres et malheureusement les alexandrins qui doivent être sur la même ligne horizontale n'y sont plus!

Un gros défaut ! Et parfois même agaçant, lorsque vous lisez, vous sentez bien qu'il y a quelque chose d'inconfortable...

 

Une telle œuvre mérite  une plus grande considération, il faut espérer qu’il ne s’agisse que de la version PDF!

 

 

Une histoire intemporelle

 

Un drame romantique qui renferme bien des émotions qui sont intemporelles. Ce livre fait l’éloge d’un homme rejetant toute obéissance à une quelconque autorité, refusant toute soumission morale et physique qui nous emmène dans un véritable étourdissement verbal où chaque rime est un subterfuge et les scènes sont des moments héroïques sans en oublier l’inaccessibilité d’un amour qui est tragique…

 

Ce livre nous donne le vertige avec brio tant l’humour et les émotions sont omniprésents.

 

 http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-zAqMQPCkCWOw28ni5QW-OpzIS7JQ9CLktQfCQ2svEEB4lcAjqw

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:05

Victor Hugo est un écrivain et un politicien qui a marqué le 19° siècle. Il mènera de nombreux combats dont celui contre la peine de mort dans lequel certains ouvrages comme Claude Gueux en témoignent. Basé sur des faits réels, lors de son écriture, il plaide pour une meilleure société, mais aussi une meilleure justice.

 

 

 

Qui est Victor Hugo ?

Victor Hugo est né en 1802 et est mort en 1885 à Paris. Il acquiert rapidement une certaine notoriété littéraire mais il fera également parler de lui en tant qu'homme politique en prenant des positions; il condamnera la peine de mort et dénoncera la situation sociale dans laquelle est plongée le peuple avec notamment le manque d'éducation de celui-ci. Son exil dû aux vives critiques qu'il fait lors du coup d'état en 1851, le force à partir durant près de vingt ans.
Claude Gueux sera écrit en 1834 à la suite d'une lecture lors d'une publication dans un journal, d'un fait. Il s'en inspire pour dénoncer la cruelle société dans laquelle vive tous les misérables.

Victor Hugo condamne la peine de mort et dénonce les conditions sociales des plus pauvres


L'histoire


Les circonstances de son écriture


Claude Gueux, avant de devenir le personnage d'une nouvelle écrite par Victor Hugo, a fait parti d'un fait divers réel dont il a été le héros. En effet, c'est en lisant la gazette des Tribunaux en 1832 que Victor Hugo découvre l'histoire de cet homme et notamment des circonstances de son emprisonnement et de sa condamnation à mort.
C'est à partir de celle-ci que Victor Hugo décide d'en écrire un texte engagé qui sera d'abord publié en 1834 dans La revue de Paris puis diffusé auprès de la chambre des députés par Charles Carlier, négociant.


L'action


Claude Gueux est un ouvrier miséreux qui finit à la maison centrale de Clairvaux, après avoir commis un vol pour nourrir sa propre famille.
Prisonnier, il est aimé des autres, mais détesté du personnel carcéral dont il n'hésite pas à lui tenir tête.
Un nouveau prisonnier, Albin, fait son apparition à Clairvaux. Albin devient l'ami de Claude en partageant sa nourriture dont ce dernier manque cruellement pour survivre à sa peine.
Claude est devenu tellement populaire au sein des prisonniers que M.D., directeur des ateliers, décide soudainement de le séparer d'Albin en le mettant dans un autre quartier que lui.
Claude en parle à M.D. qui reste sur ses positions. Ils posent plusieurs ultimatums au directeur dont le premier lui valut d'être mis au cachot. Après cette succession de refus, Claude prend une décision et pose un dernier ultimatum qui le conduira à tuer M.D. De son geste, il sera condamné à la peine de mort...


Les personnages


Les rôles principaux


Claude Gueux, âgé de 36 ans, a commis un vol; il est envoyé en prison, à Clairvaux, pour ce crime. Bien que cet homme soit considéré comme bon, mais aussi estimable, le système de la société ne lui fait pas de cadeau, il en est même la victime.
Claude Gueux est le héros du livre.

Albin
Il a 20 ans, mais en parait moins. Claude Gueux et lui sont amis. Il sera le protecteur de Claude en prison. Grâce à Albin, il mangera à sa faim.

Le directeur des ateliers
On le nomme uniquement par deux initiales M.D.
C'est un homme dur qui tyrannise les prisonniers et qui ne transige sur aucun point. Même les demandes de Claude Gueux seront toutes refusées, le plongeant dans un profond désespoir qui conduiront celui-ci à sa perte.


Les seconds rôles


Les prisonniers
Ils respectent et soutiennent Claude Gueux dans sa demande auprès de M.D. Ils admirent les démarches qu'il effectue avec ténacité.

La famille de Claude Gueux
On sait juste que Claude Gueux a une femme et un enfant d'elle pour lesquels il a volé de la nourriture qui l'a conduit en prison.

 


Livre moraliste

Le livre d'une quarantaine de pages nous amène à certaines réflexions :
Lequel des deux étaient la victime de l'autre ?
Claude Gueux tua M.D. puis essaya de se tua avec les ciseaux de sa femme!

Pourquoi M.D. avait séparait Albin de Claude ? M.D. répondit parce que
Pourquoi Claude avait-il tué M.D. ?Il répondit alors parce que

La question qui se pose vraiment est : qui est le coupable ?

Est-ce Claude Gueux ? Ou est-ce nous, la société ?

Claude Gueux est un livre moratoire abordant le sujet de la peine de mort qui fait appel à notre conscience; il aborde aussi le sujet de l'éducation du peuple et du rôle de l'état que joue dans celle-ci.

Claude Gueux est le reflet de la société.

Lorsque Victor Hugo écrit ce livre, il positionne Claude Gueux en héros, mais aussi en martyr, non seulement de la société mais aussi de la justice. Le système judiciaire de l’époque est inéquitable, injuste et c’est lui qui entrainera Claude Gueux dans cette déchéance dont il en fera un réquisitoire dans un premier temps et dans un deuxième temps un plaidoyer pour que cette société devienne plus juste.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:00

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:00

Victor Hugo dès son plus jeune âge, acquiert une notoriété littéraire. Il s’engage politiquement en faveur des plus démunis et dénonce durant sa vie les conditions de vie du peuple, du manque de son éducation et condamne la peine de mort. Il sera forcé de s’exiler après ses positions politiques. Homme ayant marqué l’histoire politiquement et littérairement, il rentre directement au Panthéon après son décès.

 

 

 

Victor Hugo intellectuel reconnu et position politique.
 
Victor Hugo est né en 1802 à Besançon et est décédé à Paris  en 1885. C'est un écrivain qui est rapidement reconnu dans le domaine littéraire. Politiquement royaliste à ses débuts, par la suite il s'engagera  et  portera le régime de la Restauration qui créa le premier régime parlementaire en France.
C'est un homme qui vit tranquillement au côté de sa femme Adèle et de ses enfants.
 
 
Succès littéraire d'un écrivain prodigieux et controversé
 
A l'ère du romantisme, Victor Hugo dans la préface de Cromwell qu'il rédige, nous définit un nouvel art théâtral. Les foules se déchainent à la sortie de sa pièce Hernani en 1830. Royaliste à ses débuts, il ira davantage vers les libéraux qui se soucieront plus du peuple et notamment sur le sujet du social. En 1829, révolté par ce qu'il voit, il écrit "le Dernier Jour d'un condamné" où il dénonce le manque d'éducation du peuple et condamne la peine de mort. De nouveau, il prendra sa plume en 1834 pour décrire encore cette société qui est dure pour tous les miséreux avec "Claude Gueux" qui est un livre moratoire, basé sur des faits réels, dénonçant les conditions de vie des plus pauvres et dénigrant à nouveau la peine de mort.
 
 
L'auteur se lance dans la politique
 
Durant dix ans, Victor Hugo ne publiera plus après le décès tragique de sa fille Léopoldine en 1843. C'est à ce moment-là qu'il se lance dans la politique et devient élu député à l'Assemblée constituante en 1848 où il évoluera vers une gauche républicaine.
 
 
L'exil et le retour en France
 
Le coup d'état du 2 décembre 1851 provoque la chute de la république; c'est à ce moment-là que Victor Hugo publie un pamphlet contre Louis Napoléon Bonaparte intitulé Napoléon-le-Petit en 1852. Il écrit également Histoire d'un crime le lendemain du coup d'état qui lui ne sera publié que 25 ans plus tard. Dans ces deux livres, il condamne ce coup d'état mais critique également et vivement celui qui en est responsable Napoléon III.
Il s'exile d'abord à Bruxelles puis à Jersey d' où il s'en fera chasser pour avoir osé critiquer la Reine Victoria en 1855.
Il ira alors dans sa maison à Guernesey.
Son exil durera près de vingt ans. Il en écrira et publiera des œuvres majeurs dont Les Châtiments en 1853, Les Contemplations en 1856, La Légende des siècles en 1859 et Les misérables en 1862.
 
Bien que Napoléon III signe une amnistie nationale pour tous les prisonniers politiques en 1859, Victor Hugo refuse de rentrer. C'est à la chute du Second empire en 1870 que Victor Hugo rentre en France où il sera accueilli triomphalement par tout paris.
 
Il décède le 22 mai 1885. Figure politique et écrivain ayant marqué le XIX° siècle, il rentre directement dans le Panthéon, considéré comme homme ayant marqué l'histoire politiquement mais aussi par ses convictions moralistes.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:40

646 romans à paraitre pour cette rentrée littéraire dont des polars...

 

 

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                  Titre : Cœur de glace           

                   Auteur : Richard Castle

  •  
  • Roman | broché | City | septembre 2012

 

 

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                    Titre : Atomka

                    Auteur : Frank Thilliez

 

Roman | poche | Fleuve Noir | octobre 2012

 

                   

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                    Titre : Perfidie du crime-Lieutenant Eve Dallas

                    Auteur : Nora Roberts

  •  
  • Roman | broché | J'ai Lu | septembre 2012

 

 

 

                   http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/1/9/0/9782258085091.gif Titre : La ronde des mensonges    

                    Auteur : Elisabeth George                         

 

 

 

Résumé :

On retrouve un jeune homme mort dans le hangar à bateau d’un château ; celui-ci semble s’être noyé accidentellement, mais à la demande de son oncle, une enquête est ouverte…

  • Roman | broché | Presses De La Cite | octobre 2012

 

 

                  http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/6/6/7/9782749124766.gif Titre : Le code Jefferson

                   Auteur : Steve Berry                                  

 

 

 

Résumé :

Lincoln (1865), Garfield (1881), McKinley (1901), et Kennedy (1963) ont été assassinés alors qu’ils étaient présidents des Etats Unis. A première vue, ces assassinats n’ont rien à voir entre eux et pourtant…

  • Roman | broché | Le Cherche-Midi | septembre 2012

 

 

                   http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/2/3/1/9782355841132.gifTitre : Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilomètre

                   Auteur : L.C.Tyler                     

 

Il s’agit de son premier roman où le héros Ethelred Tressider est un auteur de romans policiers qui écrit sous trois noms différents. Les problèmes sont de plus en plus présents…La disparition de son ex-femme n’arrange rien, surtout, lorsque celle-ci est découverte morte. S’agit-il un tueur en série ? Son agent littéraire décide de mener l’enquête…

  • Roman | broché | Sonatine | septembre 2012

 

 

                   http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/9/0/7/9782265089709.gifTitre : La civilisation des abysses

                   Auteur : James Rollins                                  

 

Roman | broché | Fleuve Noir | septembre 2012

 

                  http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/6/7/9/9782812603976.gifTitre : le braconnier du lac perdu

                  Auteur : Peter May                    

 

Roman | broché | Rouergue Eds Du | septembre 2012

 

                 http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/6/4/0/9782702144046.gifTitre : les joyeux du paradis

                 Auteur : Donna Leon                                  

 

Donna Leon a pour  habitude de nous emmener à Venise où s’y déroule une enquête rondement menée…

  • Roman | broché | Calmann-Levy | octobre 2012

 

 

                 http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/6/0/5/9782702143506.gifTitre : les égouts de Los Angeles

                 Auteurs : Michael Connelly et Jean Esch pour la traduction                                            

 

 

Résumé :

A Los Angeles, lorsque L’inspecteur Harry Bosch découvre le cadavre de Billy Meadows dans une canalisation du barrage de Mulholland, il se lance dans une enquête qui lui tient à cœur car tous deux ont fait la guerre du Vietnam…

  • Roman | broché | Calmann-Levy | octobre 2012

 

 

                 http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/5/6/4/9782081277465.gifTitre : Dans le ventre des mères

                 Auteur : Marin Ledun                                  

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                 Roman | broché | Ombres Noires | septembre 2012

 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/1/4/2/9782714450241.gif

                   Titre : Mauvais pas

                   Auteur : Lindwood Barclay                                  

 

Résumé:

La seule chose qui préoccupe Zack Walker actuellement aux États-Unis est la sécurité. C’est un auteur de science-fiction qui est marié et qui a deux enfants, et qui continue de voir le danger partout même après être parti de la ville. Sa femme réagissant à l’opposer de sa façon de penser ; il décide de voler… Mais il croit voler sa femme qui est en fait une autre femme qu’il découvre ensuite assassiné chez elle lorsqu’il veut lui rendre ce qu’il lui a volé.

De ce fait, il décide de résoudre l’énigme de sa mort…

 Roman | broché | Belfond | octobre 2012

 

 

 

                   http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/8/4/5/9782021053548.gifTitre : La faille souterraine-Les premières enquêtes de Wallander

                   Auteur : Henning Mankell               

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                    Roman | broché | Seuil | octobre 2012

 

 

                  http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/4/2/2/9782355841224.gifTitre : Baltimore

                   Auteur : David Simon                                           

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                     Roman | broché | Sonatine | septembre 2012

 

 

                http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes90_100/7/8/1/9782355841187.gifTitre : Snuff

                Auteur Chuck Palahniuk                     

                       Roman | broché | Sonatine | septembre 2012

 

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